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Question et réponse écrite n° : 0749 - Législature : 56


Auteur Irina De Knop, OPNVLD (06246)
Département Vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté
Sous-département Aff. sociales, Santé publ., Lutte contre la pauvreté
Titre La consommation croissante d'analgésiques en Belgique (QO 009887C).
Date de dépôt19/12/2025
Langue N
Statut questionRéponses reçues
Date de délai28/01/2026

 
Question

Une étude récente de Sciensano révèle que le nombre de Belges consommant des antidouleurs a plus que doublé en dix ans. En 2013, 3,1 % de la population déclarait avoir pris un antidouleur dans les 24 dernières heures; ce chiffre est passé à 4,5 % en 2018 et atteint déjà 7 % en 2024, soit plus de 820.000 personnes par jour. Dans 80 % des cas, il s'agit de paracétamol, largement disponible sans ordonnance. Selon Sciensano, deux facteurs principaux expliquent cette hausse: d'une part, l'augmentation des douleurs chroniques (notamment les maux de dos et les céphalées); d'autre part, le remboursement du paracétamol pour les patients chroniques depuis 2021, qui a entraîné une hausse de son utilisation. Par ailleurs, l'usage de la prégabaline - prescrite pour les douleurs neuropathiques et certains troubles anxieux - progresse également, tandis que la consommation d'opioïdes ne diminue pas malgré les efforts entrepris par le gouvernement. Le rapport montre également que les personnes moins instruites et les femmes ont plus souvent recours aux analgésiques, et que les analgésiques présentant un risque d'addiction sont consommés 3,6 fois plus souvent par les personnes moins instruites. Ces constats mettent en évidence des disparités socio-économiques en matière de santé publique et de consommation de médicaments et soulèvent des questions en matière de prescription responsable et de sensibilisation à l'usage des médicaments. 1. Comment évaluez-vous les chiffres publiés par Sciensano concernant l'augmentation de la consommation d'analgésiques, en particulier du paracétamol? 2. Disposez-vous de données complémentaires sur les habitudes de prescription des médecins et sur la consommation de paracétamol en vente libre? 3. Estimez-vous nécessaire de mettre en place des mesures supplémentaires visant à promouvoir une utilisation responsable des analgésiques, p. ex. via des campagnes de sensibilisation ou des directives précises à l'intention des médecins et des pharmaciens? 4. Comment envisagez-vous l'équilibre entre l'accessibilité des analgésiques pour les patients qui en ont réellement besoin et la nécessité d'une consommation responsable afin de prévenir la surconsommation ou les risques de dépendance? 5. S'attelle-t-on à l'élaboration d'un plan global de prise en charge de la douleur, incluant des approches non médicamenteuses et un accompagnement pour les patients souffrant de douleurs chroniques?


 
Statut 4 réponse directe (dépôt greffe) - rechtstreeks antwoord (griffie) - Réponse publiée
Publication réponse     B040
Date publication 30/01/2026, 20252026
Réponse

La réponse à cette question a été transmise directement à l'honorable membre. Étant donné son ampleur, cette réponse n'a pas été insérée dans le Bulletin des Questions et Réponses. Sur simple demande, le greffe de la Chambre des représentants transmettra les documents (questions.ecrites@lachambre.be).