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| Auteur | Charlotte Verkeyn, N-VA (08059) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre de l'Emploi, de l'Économie et de l'Agriculture |
| Sous-département | Emploi, Économie, Agriculture |
| Titre | Le Conseil Agriculture et Pêche (QO 010437C). |
| Date de dépôt | 13/01/2026 |
| Langue | N |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 13/02/2026 |
| Question |
Le Conseil Agriculture et Pêche s'est tenu le 17 novembre 2025. Pouvez-vous nous fournir des précisions sur les résultats de ce Conseil, ainsi que sur les intérêts belges que vous y avez défendus et les positions que la Belgique y a présentées? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B040
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| Date publication | 30/01/2026, 20252026 |
| Réponse |
Malheureusement, je n'ai pas pu assister à ce conseil. Le premier point à l'ordre du jour concernait la réforme de la Politique Agricole Commune (PAC), qui relève d'une compétence régionale. La discussion a porté sur la meilleure orientation des aides et sur le renforcement de la sécurité alimentaire en Europe. La Belgique estime que des aides ciblées doivent offrir stabilité et confiance aux agriculteurs, en particulier aux jeunes, aux femmes, aux nouveaux entrants et aux petites exploitations familiales. Pour soutenir la sécurité alimentaire, il est nécessaire de renforcer les mécanismes d'assurance et de stabilisation des revenus afin d'aider les agriculteurs à faire face aux risques climatiques, économiques et sanitaires. Un renforcement du deuxième pilier de la PAC ou un mécanisme européen de réassurance permettrait de mieux répartir les risques et d'élargir la participation. La Belgique a également souligné l'importance d'un cadre politique stable et cohérent, intégrant sécurité alimentaire, revenu, climat et gestion de l'eau, pour garantir une production durable. Le deuxième point portait sur les enjeux agricoles dans la politique commerciale, notamment les accords en cours. La Belgique a insisté sur la protection des secteurs sensibles, le respect du principe de réciprocité et la prise en compte des effets cumulatifs lors de l'attribution des contingents d'importation. Concernant le commerce avec l'Ukraine, la Belgique soutient le pays tout en demandant une surveillance des importations sensibles et une harmonisation des normes de production. Nous avons également attiré l'attention sur les difficultés rencontrées dans les secteurs du sucre, de la pomme de terre et du lait. En marge, la Belgique a présenté une note sur les mesures antidumping prises par la Chine contre les produits porcins européens. Nous demandons à la Commission d'intensifier les efforts diplomatiques, d'assurer une répartition équitable des charges entre États membres et, si nécessaire, de prévoir des mesures d'urgence et des programmes de soutien pour les secteurs les plus touchés. Enfin, la Belgique a souligné la nécessité de renforcer la présence européenne dans l'élaboration des normes internationales, de garantir aux agriculteurs une boîte à outils complète face aux nouveaux risques phytosanitaires, de stimuler l'innovation pour développer des alternatives durables et d'accélérer les procédures d'autorisation. Elle soutient également une réduction significative de la charge administrative liée aux Statistics on Agricultural Input and Output. Je continuerai, lors des prochains Conseils Agriculture, à défendre les intérêts de notre secteur agricole dans toutes ses dimensions. |