...
| Auteur | Dimitri Legasse, PS (O1078) |
| Département | Ministre de la Défense, chargé du Commerce extérieur |
| Sous-département | Défense, Commerce ext. |
| Titre | Le développement du NASC à Beauvechain. |
| Date de dépôt | 19/11/2025 |
| Langue | F |
| Publication question |
B036
|
| Date publication | 23/12/2025, 20252026 |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 19/12/2025 |
| Question |
Lors du Conseil national de sécurité convoqué face aux survols par des drones de plusieurs entités critiques civiles et militaires belges, vous avez insisté sur l'importance de rendre pleinement opérationnel le National Airspace Security Center (NASC), situé à Beauvechain et créé par votre prédécesseuse, Ludivine Dedonder. Votre collègue en charge de l'Intérieur a lui affirmé qu'il serait pleinement opérationnel d'ici janvier 2026. 1. Qu'implique techniquement, budgétairement, humainement et sur le plan des infrastructures cette décision pour le quartier militaire de Beauvechain? 2. Quels moyens additionnels de protection seront pris pour les différentes installations militaires en Brabant wallon? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B037
|
| Date publication | 07/01/2026, 20252026 |
| Réponse |
1. Au niveau national, la Défense et skeyes assurent conjointement la gestion de l'espace aérien belge. Cette collaboration permet une meilleure intégration des opérations civiles et militaires, renforçant ainsi la sécurité, la fluidité et l'efficacité de la gestion de l'espace aérien belge. En collaboration avec la Direction Générale du Transport Aérien, la Défense, la Police Fédérale et les Douanes, le Control Reporting Centre à Beauvechain abrite également le National Airspace Security Centre (NASC) qui est chargé de collecter, d'analyser et de redistribuer les informations relatives aux incidents aériens, de manière centralisée pour utilisation par les autorités compétentes. Le Conseil national de sécurité a décidé de poursuivre l'opérationnalisation du NASC existant, conformément à la Vision stratégique 2025, à compter à activer initialement le 1er janvier 2026, et invite les ministres compétents, notamment ceux de la Défense, de la Mobilité et de l'Intérieur et de la Sécurité, à prendre en concertation les dispositions nécessaires à cet effet. Le renforcement du NASC ne nécessite aucune modification de l'infrastructure. Fournir le personnel nécessaire sera par contre une condition pour disposer pleinement d'un NASC opérationnel. De plus, le NASC requiert l'intégration des données provenant de capteurs de détection qui seront notamment installés dans les quartiers militaires, ainsi que des mises à jour logicielles pour traiter ces données supplémentaires et la réalisation d'une communication renforcée entre autres vers nos quartiers. Le coût de cette intégration et les mises à jour logicielles s'élève à 12 millions d'euros, incluant le soutien nécessaire pour les deux prochaines années. 2. Afin d'accroître la protection de nos installations militaires, une vigilance accrue a été mis en place et, sur base du plan C-UAS (Counter Unmanned Aerial System) contre la menace hybride aiguë, les détachements de garde ont été renforcés là où cela s'avérait nécessaire d'une part et, d'autre part des moyens supplémentaires seront déployés tels que des droneguns portables pour neutraliser les drones hostiles. En fonction de l'évaluation de la menace, des moyens additionnels pourront être alloués. Pour des raisons opérationnelles et de sécurité, il n'est pas possible d'entrer davantage dans le détail. |