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| Auteur | Sophie Thémont, PS (07262) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté |
| Sous-département | Aff. sociales, Santé publ., Lutte contre la pauvreté |
| Titre | La reconnaissance de la profession de pédicure spécialisé. |
| Date de dépôt | 18/11/2025 |
| Langue | F |
| Publication question |
B036
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| Date publication | 23/12/2025, 20252026 |
| Statut question | Question publiée sans réponse |
| Date de délai | 19/12/2025 |
| Question |
La profession de pédicure spécialisé occupe une place importante dans la prévention et le soin des affections du pied, notamment auprès des publics vulnérables tels que les personnes âgées, diabétiques ou à mobilité réduite. Malgré leur rôle essentiel en première ligne, ces professionnels ne bénéficient toujours pas d'une reconnaissance paramédicale officielle, ce qui crée une insécurité juridique pour plus de 8.000 praticiens actifs en Belgique et fragilise la qualité des soins. Durant la crise du COVID-19, leur utilité a pourtant été reconnue: leur protocole d'hygiène a été validé par Sciensano, et ils ont été inclus dans la campagne de vaccination prioritaire. En 2022, le SPF Finances les a intégrés dans la circulaire relative à l'exonération de TVA pour les soins à visée thérapeutique, au même titre que les professions médicales et paramédicales. Malgré plusieurs avis du Conseil fédéral des professions paramédicales et du Conseil Supérieur des Indépendants et des Petites et Moyennes Entreprises recommandant leur reconnaissance, aucun cadre légal n'a encore été adopté. Cette absence d'encadrement favorise l'émergence de formations privées incomplètes et de pratiques non réglementées, au détriment de la sécurité des patients. Par ailleurs, les chiffres témoignent d'un déséquilibre évident: environ 8.000 pédicures spécialisés réalisent en moyenne 18 millions de soins par an, contre seulement 800 podologues actifs. Si ces derniers devaient absorber cette charge, l'accès aux soins serait fortement compromis et les coûts pour la sécurité sociale augmenteraient. 1. Quelles mesures le gouvernement compte-t-il prendre pour reconnaître officiellement la profession de pédicure spécialisé et l'intégrer dans le parcours de soins de première ligne? 2. Des consultations sont-elles envisagées avec les organisations professionnelles et les organismes de formation afin d'élaborer un référentiel national garantissant la qualité des soins et la sécurité des patients? |