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Question et réponse écrite n° : 0309 - Législature : 56


Auteur Kjell Vander Elst, OPNVLD (07972)
Département Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement
Sous-département Aff. étrangères, Aff. europ. et Coop. dévelop.
Titre Les problèmes rencontrés avec le Falcon X.
Date de dépôt24/11/2025
Langue N
Statut questionRéponses reçues
Date de délai30/12/2025

 
Question

Le 9 novembre 2025, on a appris que l'avion de la Défense qui devait transporter le ministre des Affaires étrangères et d'autres membres de la délégation belge au sommet Celac-UE en Colombie avait connu deux problèmes techniques. L'avion a d'abord dû faire demi-tour au-dessus du Royaume-Uni et retourner à Melsbroek en raison d'un problème de carburant. Après avoir été réparé et réinspecté, il a redécollé mais, quelques heures plus tard, il a dû procéder à un atterrissage imprévu à Saint-Martin en raison d'un problème moteur. Bien que l'atterrissage se soit bien déroulé, cet incident a soulevé des questions quant à la sécurité, la fiabilité et la nécessité d'utiliser des avions de la Défense pour des déplacements diplomatiques. La délégation belge aurait en effet pu emprunter des vols commerciaux réguliers pour se rendre en Colombie, comme l'ont fait de nombreuses autres délégations européennes. 1. Quels critères le gouvernement utilise-t-il pour déterminer si une délégation doit voyager à bord d'un avion militaire, d'un vol charter ou d'un vol régulier? 2. Qui prend la décision finale concernant l'utilisation d'un avion militaire dans de telles circonstances? 3. Pour cette mission en Colombie, a-t-on examiné si un vol régulier était possible et réalisable dans la pratique? Si oui, quelles considérations ont conduit à ne pas choisir cette alternative? 4. Le gouvernement envisage-t-il de revoir sa politique en matière de voyages gouvernementaux et diplomatiques?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B036
Date publication 23/12/2025, 20252026
Réponse

Comme la plupart des États, le gouvernement belge dispose d'appareils dédiés aux vols officiels. En Belgique, cette flotte se compose de deux avions Falcon, gérés par la Défense, et mis à disposition pour les déplacements du roi, du premier ministre, du ministre de la Défense, du ministre des Affaires étrangères et du chef de la Défense. Un quota annuel d'environ cent heures de vol est réservé aux Affaires étrangères dans le cadre d'un accord avec la Défense. La grande majorité de mes déplacements s'effectue via des vols commerciaux. Je réserve l'utilisation du Falcon à des circonstances particulières: lorsque la mission couvre plusieurs pays et que les endroits concernés ne sont pas accessibles par vol régulier, ou seulement au prix de correspondances nombreuses. Ce fut le cas pour la mission en Amérique latine, qui combinait un passage à Santa Marta, en Colombie, et au Mexique. Dans ce contexte, le recours au Falcon représente un gain d'efficacité essentiel, permettant d'optimiser mes déplacements à l'étranger tout en les conciliant avec les responsabilités de mon rôle de vice-premier ministre en Belgique.