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| Auteur | Julien Matagne, LENGAG (07818) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre de l'Emploi, de l'Économie et de l'Agriculture |
| Sous-département | Emploi, Économie, Agriculture |
| Titre | L'économie informelle en Belgique. |
| Date de dépôt | 18/11/2025 |
| Langue | F |
| Publication question |
B036
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| Date publication | 23/12/2025, 20252026 |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 19/12/2025 |
| Question |
L'ampleur de l'économie informelle en Belgique reste l'objet de fortes incertitudes et de nombreux débats. Une étude de 2010 de la Banque nationale de Belgique (BNB) l'estimait à seulement 3,8 % du produit intérieur brut (PIB) (https://www.bnpparibasfortis.com/fr/blogs/blog-chief-economist/article/quelle-est-la-part-de-l-informalité-dans-l-économie). Cependant, des travaux plus récents plaident pour une part bien plus élevée. Selon The Global Economy, elle représenterait 17,8 % du PIB en 2015 (https://www.theglobaleconomy.com/Belgium/shadow_economy/). Le contraste avec l'estimation bien plus basse de la BNB met en lumière l'ampleur des divergences méthodologiques. Ces estimations s'inscrivent dans une tendance européenne où l'économie informelle est souvent estimée entre 15 % et 25 % du PIB, avec une légère tendance à la baisse dans les pays développés (https://www.elibrary.imf.org/display/book/9781513575919/ch003.xml). Toutefois, la nature même de l'activité non déclarée, souvent furtive, en espèces ou fragmentée, rend sa mesure délicate et sujette à de larges marges d'erreur. Certains travaux récents empruntent des voies plus sophistiquées: p. ex., certains experts proposent d'utiliser la différence entre la TVA réellement perçue et celle attendue selon les enquêtes de consommation pour estimer les flux non déclarés (https://cepr.org/voxeu/columns/mining-insights-underground-economy). De telles méthodes, combinées à des modèles statistiques modernes, devraient permettre de raffiner les estimations. Dans ce contexte, des chiffres récents à l'échelle de la Belgique demeurent rares ou peu fiables. Pour la conduite de la politique budgétaire, l'obtention d'une estimation crédible, actualisée et méthodologiquement robuste est donc cruciale. 1. Disposez-vous, ou votre administration, de données ou estimations plus récentes sur la taille de l'économie informelle en Belgique? Si oui, quels sont les chiffres actuels? 2. Seriez-vous prêt à confier à la BNB ou à une autre institution la réalisation d'une nouvelle étude permettant d'obtenir une vision plus précise de l'importance actuelle de l'économie informelle en Belgique? Qu'en est-il de la considération des nouvelles méthodes de recherche en la matière pour mieux estimer les flux non déclarés? 3. Quelles mesures de politique économique jugez-vous prioritaires pour réduire la part de l'économie souterraine et favoriser le passage vers l'économie officielle, dans la perspective des prochaines discussions budgétaires? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B048
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| Date publication | 09/04/2026, 20252026 |
| Réponse |
Je vous informe que le SPF Économie ne dispose pas des informations pour pouvoir répondre à votre question. Comme la lutte contre la fraude fiscale est liée à la thématique de l'économie informelle, je vous suggère de vous adresser à Monsieur Jan Jambon, vice-premier ministre et ministre des Finances et des Pensions, chargé de la Loterie nationale et des Institutions culturelles fédérales. |