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| Auteur | Koen Metsu, N-VA (06591) |
| Département | Ministre de la Défense, chargé du Commerce extérieur |
| Sous-département | Défense, Commerce ext. |
| Titre | L'arsenal russe de véhicules blindés (QO 007806C). |
| Date de dépôt | 12/11/2025 |
| Langue | N |
| Publication question |
B035
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| Date publication | 19/12/2025, 20252026 |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 12/12/2025 |
| Question |
Depuis le début de la guerre, en 2022, la Russie aurait perdu plus de 4.000 chars. Pourtant, le pays continue d'utiliser des chars en combinant une production de masse, le recours aux anciens stocks soviétiques et une stratégie privilégiant la quantité à la qualité. En 2025, la Russie prévoit de livrer 1.500 chars et 3.000 véhicules blindés, dont de nombreux modèles modernisés ou remis en état, mais ce chiffre est inférieur au rythme auquel elle perd des ressources. Des véhicules simples, tels que le T-72, sont également utilisés, et même des moyens civils, tels que des motos et des voitures de golf, sont utilisés pour la mobilité sur le front. Cela compromet la capacité offensive de la Fédération de Russie. 1. Comment évaluez-vous l'impact de la production massive de chars et de véhicules blindés par la Russie sur la sécurité de l'Europe et de notre pays? 2. La Belgique est-elle suffisamment préparée à un scénario dans lequel la Russie continuerait de miser sur la quantité plutôt que sur la qualité à long terme? 3. La stratégie de défense belge est-elle adaptée à l'évolution des méthodes de guerre russes, comme l'utilisation de véhicules simples et de moyens civils sur le front? 4. La Belgique dispose-t-elle de moyens suffisants pour se défendre contre un déploiement à grande échelle des forces blindées russes, si le conflit venait à s'étendre? Dans quel cadre le recours aux inondations à la frontière est de l'Europe s'inscrit-il? 5. Comment la Belgique collabore-t-elle avec ses partenaires de l'OTAN pour suivre et contrer la menace que représente le renforcement des forces blindées russes? Quel rôle l'industrie belge de la défense joue-t-elle à cet égard? 6. Jugez-vous nécessaire de réaliser des investissements supplémentaires dans des armes antichars ou la défense mobile au sein de l'armée belge? 7. Comment les services de renseignement belges suivent-ils l'évolution de l'arsenal de blindés russes? 8. Une analyse conjointe de la capacité de production et des niveaux de stocks russes est-elle menée au sein de l'OTAN ou de l'UE? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B036
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| Date publication | 23/12/2025, 20252026 |
| Réponse |
1. La guerre en Ukraine montre que les conflits modernes sont de plus en plus dictés par l'innovation technologique et l'adaptation rapide. C'est pour cela que la Vision Stratégique 2025 a fixé l'anticipation du combat du futur comme objectif stratégique. Les deux parties ont subi des pertes importantes dans ce conflit, notamment en chars et en véhicules blindés. Parallèlement, la Russie a mis en place une économie de guerre, avec des chars et des véhicules blindés nouvellement construits servant non seulement à remplacer les pertes antérieures, mais aussi de moyen de dissuasion pour l'OTAN. Ceci souligne l'importance d'un niveau de préparation permanent et la nécessité d'une modernisation au sein de l'Alliance. 2. La Belgique, avec ses Alliés, suit de près les enseignements tirés de la situation en Ukraine. Par l'intermédiaire du Joint Analysis Training and Education Center (JATEC) en Pologne, nous analysons ces enseignements et les intégrons dans notre propre préparation militaire. 3. Sur le plan stratégique, l'OTAN prend en considération différents scénarios de déploiement possibles de la Russie et les teste lors d'exercices militaires (war games). Les plans sont ensuite ajustés en conséquence. La Belgique reçoit également ces informations et ajuste ses plans si nécessaire. La crédibilité de ces plans de défense est notamment liée à la disponibilité des moyens nécessaires et l'état de préparation des troupes. Sur le plan tactique, la Russie utilise aussi des véhicules simples et du matériel civil. Ceci vise en partie à compenser la perte de véhicules militaires et en partie à éviter que les unités militaires de petite taille deviennent des cibles faciles. Bien que ces moyens offrent des avantages temporaires en termes de mobilité et de dispersion, leur absence de protection constitue une vulnérabilité fondamentale, entraînant de lourdes pertes. De plus, ces moyens ne disposent pas d'armements propres capables d'appuyer les actions des troupes au sol. Il est donc important d'évaluer en permanence les procédures tactiques afin de fournir à notre personnel militaire les ressources nécessaires pour mener à bien ses missions avec la meilleure protection possible. 4. En cas d'escalade du conflit, la Belgique assumera ses responsabilités au sein de l'Alliance transatlantique. Les capacités nécessaires pour contrer une menace russe sont connues et réparties entre les pays membres de l'OTAN. La Belgique y contribue également et, comme prévu dans la nouvelle Vision stratégique de la Défense 2025, acquerra les capacités qui sont encore nécessaires. Par ailleurs, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie et la Pologne construisent conjointement une ligne de défense balte le long de la frontière avec la Russie et le Bélarus. 5. Au sein de l'OTAN, le renforcement des capacités russes fait l'objet d'un suivi attentif. Le NATO Defence Planning Process garantit que nos propres capacités restent adaptées aux menaces actuelles et futures. Pour la Belgique, cela se traduit par la Vision stratégique de la Défense 2025. En ligne avec cette Vision, les programmes d'armement visent à générer des retombées économiques et sociétales significatives pour notre pays. 6. Grâce aux investissements prévus dans davantage de véhicules de combat, ainsi que dans des véhicules logistiques pour assurer le soutien nécessaire, notre capacité à mener des opérations de combat mobiles s'accroît. De plus, nos capacités antichars existantes seront renforcées par l'acquisition de drones qui font leurs preuves en Ukraine. 7. L'évaluation de l'arsenal blindé russe, ainsi que le suivi des autres capacités des forces armées russes, sont assurés par le Service du Renseignement. Les modalités de collecte de ces informations par le Service du Renseignement sont confidentielles et ne peuvent être divulguées. 8. Tant l'OTAN que l'UE disposent de services qui analysent la Russie, notamment de sa capacité de production et de ses stocks. Ces analyses s'appuient sur les renseignements partagés par les États membres. |