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| Auteur | Christophe Lacroix, PS (06389) |
| Département | Ministre de la Défense, chargé du Commerce extérieur |
| Sous-département | Défense, Commerce ext. |
| Titre | L'approche globale. |
| Date de dépôt | 03/11/2025 |
| Langue | F |
| Publication question |
B034
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| Date publication | 12/12/2025, 20252026 |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 08/12/2025 |
| Question |
Vous avez publié votre "Vision stratégique". J'ai lu celle-ci avec beaucoup d'attention notamment concernant son analyse géopolitique. En mai 2021, la Chambre adoptait une résolution que je portais visant à renforcer le partenariat entre la Coopération au développement et la Défense dans le cadre d'une approche globale. Force est de constater que cette approche est loin d'être une priorité dans votre vision. Vous parlez en effet d'une approche "impliquant le gouvernement fédéral, les entités fédérées, l'industrie et la population". On peut aussi y lire que la protection du flanc oriental de l'Europe est la priorité stratégique absolue de nos forces armées. Si au regard de la situation sur le sol européen je peux comprendre en partie cette réorientation, elle ne peut conduire à abandonner complètement l'expertise belge notamment en Afrique et en Afrique centrale. À ce titre, je lis un paradoxe: "Même si l'Afrique reste une zone d'intérêt pour la Défense, il est essentiel [...] que nos capacités opérationnelles se concentrent sur le flanc oriental de l'Europe et que nous ne dispersions pas nos ressources inutilement" tout soulignant plus loin, à raison, que la situation en Afrique reste un enjeu majeur, en raison de ses répercussions directes potentielles sur notre sécurité nationale, d'autant plus vulnérable face à l'influence croissante de la Russie et de la Chine. Vous continuez en indiquant que les conflits en Afrique ne peuvent dès lors plus être considérés comme de simples crises régionales: ils s'inscrivent désormais dans une compétition mondiale pour le pouvoir et l'influence. 1. Quelle est dès lors clairement votre prise en considération de l'approche globale "3D-LO" dans votre vision stratégique et, de facto, dans les priorités de la Défense belge que ce soit au niveau de l'état-major mais aussi de l'Institut royal supérieur de défense et de l'École Royale Militaire pour garantir le maintien de notre expertise sur ces différentes régions? 2. Une concertation avec votre collègue en charge des Affaires étrangères et de la Coopération au développement est-elle prévue? Que deviendra le partenariat avec Enabel sous cette législature? Avez-vous abandonné la volonté de définir une liste de pays partenaires en concertation avec la Coopération au développement? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B036
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| Date publication | 23/12/2025, 20252026 |
| Réponse |
1. La Vision stratégique 2025 tient compte de différents scénarios géopolitiques dans lesquels la stabilité de l'environnement international reste un enjeu essentiel. Bien que l'accent soit davantage mis sur la défense collective à la suite de l'évolution du contexte international, la Défense n'omettra pas de contribuer à la sécurité collective. Dans cette perspective, la Défense continue d'agir en coordination avec les instruments diplomatiques et la coopération au développement dans le cadre de l'approche globale 3D-LO. Ainsi, la Défense est un acteur dans divers fora interdépartementaux, tels que les réunions PolMil et les task forces régionales, afin de fixer les lignes de conduite et de coordonner les actions. En outre, à travers ses relations militaires bilatérales et son dispositif d'attachés de Défense, elle contribue à la politique étrangère et sécuritaire du gouvernement. 2. Dans un monde en constante évolution géopolitique, les engagements de l'accord de gouvernement 2025-2029 et l'exposé d'orientation politique Défense renforcent l'intérêt d'une approche globale (comprehensive approach) 3D (diplomacy, defense, development). Par ailleurs, un partenariat Défense - Enabel existe déjà sous forme d'un accord-cadre. Dans ce contexte, il est pertinent d'envisager de poursuivre cette coopération. À cet effet, l'État-major Défense, en concertation avec Enabel, évalue des pistes de synergie possible, en particulier en Afrique. Tout projet éventuel devra répondre à des objectifs politiques clairement définis et s'inscrire dans un cadre juridique adapté, tout en prenant en considération les priorités opérationnelles et les moyens disponibles de la Défense. Aussi, une évaluation de nos relations bilatérales militaires est en cours au sein de l'État-major Défense. Cette révision a pour but de prioriser les relations militaires bilatérales vu le nombre conséquent de pays à travers le monde. Elle fait l'objet d'une analyse en considérant d'une part les facteurs d'appréciation géopolitique, opérationnel, sécuritaire, industriel et des intérêts de la Défense; d'autre part, en considérant le dispositif de nos attachés de Défense belges élargi à la présence des postes diplomatiques et d'Enabel. |