...
| Auteur | Hervé Cornillie, MR (06318) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté |
| Sous-département | Aff. sociales, Santé publ., Lutte contre la pauvreté |
| Titre | Les sites spécialisés et leur reconnaissance officielle comme hôpital ambulatoire (QO 009030C). |
| Date de dépôt | 27/10/2025 |
| Langue | F |
| Publication question |
B033
|
| Date publication | 02/12/2025, 20252026 |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 01/12/2025 |
| Question |
Nous observons en Belgique une tendance générale à décentraliser et rapprocher les services de soins techniques et complexes du citoyen. Ainsi, de nombreux hôpitaux ont ouvert, dans des villes régionales moyennes ou petites, des "antennes" où le patient peut se rendre pour des consultations spécialisées et des soins techniques. Cette évolution est positive: elle répond à une demande croissante d'accessibilité et de proximité. Mais elle pose aussi des questions d'organisation, de reconnaissance et de complémentarité entre les différents niveaux de soins. Un exemple, l'oncologie: dans la pratique, les infirmiers ne se sentent pas toujours confortables à l'idée de délivrer certains traitements directement à domicile. C'est pourquoi les structures de médecine ambulatoire constituent un maillon essentiel. Aujourd'hui, il ne serait toutefois pas possible d'obtenir une reconnaissance officielle en tant qu'hôpital ambulatoire sur un site décentralisé, ce qui limite la flexibilité et l'accessibilité des patients à proximité de leur domicile. Enfin, dans le cadre de l'innovation, plusieurs projets pilotes de télé monitoring (en cardiologie ou en chirurgie abdominale p. ex.) montrent que le suivi à distance peut limiter la charge de travail sur site et améliorer la continuité des soins, tout en réduisant les déplacements inutiles des patients. Il me revient d'ailleurs que la première ligne est saturée par la multiplication des demandes, ce qui renforce la nécessité de trouver des solutions organisationnelles durables. 1. Comment évolue le dossier de la reconnaissance des hôpitaux de jour décentralisés, en particulier dans des domaines comme l'oncologie? 2. Quelles pistes de solution envisagez-vous pour soulager la première ligne, actuellement surchargée, tout en garantissant l'accès à des soins techniques de qualité? 3. Comment comptez-vous intégrer et généraliser les projets pilotes de télé monitoring dans le système de soins belge, afin de renforcer la complémentarité entre soins hospitaliers et suivi à domicile? 4. Comment voyez-vous la complémentarité des services dans les zones frontalières, où la coopération transfrontalière pourrait constituer un levier supplémentaire d'accessibilité pour les patients? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B036
|
| Date publication | 23/12/2025, 20252026 |
| Réponse |
1. La législation actuelle sur les hôpitaux ne contient aucun cadre juridique pour l'agrément des polycliniques. Cela s'applique aussi bien aux polycliniques situées sur le site principal de l'hôpital que sur d' éventuels autres sites avec ou sans possibilité de nuitée. Il n'y a pas d'obstacles qui empêchent les hôpitaux d'ouvrir des antennes où des consultations ambulatoires peuvent avoir lieu. Il en va autrement en ce qui concerne un hôpital de jour chirurgical ou non chirurgical installé sur un site isolé du reste de l'hôpital. En effet, il existe déjà des normes d'agrément pour de tels hôpitaux de jour. 2. Différentes initiatives ont déjà vu le jour par le passé en vue de partager l'expertise du monde hospitalier avec les acteurs de première ligne et, de cette manière, les soutenir par rapport à des demandes de soins plus spécialisés. Citons notamment les initiatives en matière d'hospitalisation à domicile (en oncologie et dans le cadre de l'antibiothérapie par intraveineuse), mais également certains programmes liés à des pathologies neurodégénératives sévères (parkinsonisme, sclérose en plaques, sclérose latérale amyotrophique, maladie de Huntington). Actuellement, une réflexion est également en cours sur une réforme éventuelle du paysage hospitalier. À cette fin, la Conférence interministérielle Santé publique a chargé un groupe d'experts indépendants de rédiger un rapport d'ici la fin de l'année. Ce rapport pourrait déboucher sur de nouvelles structures organisationnelles permettant une interaction étroite entre les hôpitaux et la première ligne. 3. Quant au recours au télémonitoring, il offre certainement aussi des opportunités pour renforcer la complémentarité entre soins hospitaliers et suivi à domicile. Les développements en cours visent à mettre en place un système standardisé à la fois pour la prescription d'appareillages de télémonitoring et pour le partage des informations recueillies via ces appareillages. L'objectif est de simplifier le choix du matériel pour les professionnels en listant les systèmes de télémonitoring validés et conformes à ces standards, en fonction du type de pathologie présentée par le patient, mais également de permettre de récupérer directement les données enregistrées auprès du patient dans le dossier médical des professionnels (hospitaliers ou de première ligne) chargés du suivi médical du patient. 4. Enfin, je partage votre avis que dans les zones frontalières, il faut assurément examiner les possibilités de développer et de proposer des soins spécialisés à titre complémentaire. Il existe un grand nombre d'initiatives locales de coopération qui sont en partie soutenues par les autorités concernées, notamment par le biais d'un traitement administratif simplifié du remboursement des soins. |