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| Auteur | Farah Jacquet, PVAPTB (08131) |
| Département | Ministre de la Mobilité, du Climat et de la Transition environnementale |
| Sous-département | Mobilité, Climat, Transition environ. |
| Titre | Le bilan à tirer des pertes répétées de Lineas (QO 007254C). |
| Date de dépôt | 22/09/2025 |
| Langue | F |
| Publication question |
B029
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| Date publication | 05/11/2025, 20252026 |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 22/10/2025 |
| Question |
Lineas a enregistré en 2024 une perte nette de 39 millions d'euros, soit un résultat encore plus catastrophique que celui annoncé par la direction. Malgré ces résultats financiers alarmants, la société a une nouvelle fois été sauvée par le gouvernement fédéral grâce à une obligation convertible de 61 millions d'euros via la Société Fédérale de Participations et d'Investissement. Autrement dit, encore une fois, ce sont les contribuables qui paient l'addition. Dans le même temps, les travailleurs de Lineas, eux, doivent subir les conséquences de cette mauvaise gestion: restructurations, incertitude sur leur avenir et pression accrue au travail. 1. Pourquoi l'État continue-t-il d'injecter des dizaines de millions d'euros d'argent public dans une société privée en difficulté chronique, sans aucune garantie de rentabilité ni de maintien et de développement de l'emploi? 2. Ne serait-il pas temps d'envisager un véritable retour de Lineas dans le giron public, afin d'assurer une politique ferroviaire cohérente, au service de la collectivité et non des actionnaires privés? 3. La dernière fois que je vous ai interpellé sur le sujet, vous ne remettiez pas en cause l'impact de la libéralisation du secteur. Selon vous, la difficulté du secteur réside plutôt dans l'impact de la désindustrialisation. Que faites-vous donc pour réindustrialiser le pays? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B040
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| Date publication | 30/01/2026, 20252026 |
| Réponse |
En tant que ministre de la Mobilité, j'affirme que l'activité des entreprises ferroviaires est évidemment quelque chose d'important pour le développement de la mobilité des marchandises en Belgique, pour le décongestionnement de nos routes, pour la sécurité sur nos routes sans oublier la santé de nos citoyens lorsqu'on regarde les émissions de CO2 évitée. Je ne suis, par contre, pas le ministre des Finances qui est en charge de la Société Fédérale de Participations et d'Investissement (SFPIM) et donc de l'actionnariat de Lineas. Cela ne m'empêche bien évidemment pas de vous donner mon avis, mais je vous invite à l'interroger directement lorsqu'il est question de renationalisation p. ex.. Je suis obligé de constater que votre première question est en contradiction avec votre deuxième question. Lorsque le gouvernement a décidé d'octroyer un prêt à Lineas via la SFPIM, cela a été réalisé sous la forme d'un prêt convertible. Nous parlons donc d'un "prêt" qui pourrait devenir à terme des actions. La SFPIM étant déjà actionnaire à concurrence de 46 %. Cela signifie que si ce prêt devait être converti en actions, l'État deviendrait de facto majoritaire. Il est incohérent de dire d'un côté que l'État devrait arrêter d'injecter des dizaines de millions d'euros dans Lineas et juste après, qu'il est temps de renationaliser Lineas. Mon point de vue de ministre de la Mobilité est que nous avons besoin d'un maximum d'entreprises ferroviaires de transport de marchandises et qu'elles ont toutes leur importance. Vous parlez de Lineas et du prêt que ce gouvernement a consenti, mais vous ne parlez pas des aides à la restructuration que l'Allemagne a dû injecter dans DB Cargo ou la même aide que la France a dû injecter pour son opérateur de fret historique. Ces deux opérateurs sont dans la même situation que Lineas et ils circulent tous les trois sur notre réseau. Donc si nous abandonnons ces entreprises à leur sort, nous risquons bien de perdre la possibilité de transporter des marchandises par rail et donc certaines industries qui ne peuvent transporter que par le rail (je pense à la pétrochimie, p. ex.) et personne ne veut perdre tous ces emplois directs et indirects. |