...
| Auteur | Julie Taton, MR (07800) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté |
| Sous-département | Aff. sociales, Santé publ., Lutte contre la pauvreté |
| Titre | Quatrième recensement des moustiques tigres. |
| Date de dépôt | 11/06/2025 |
| Langue | F |
| Publication question |
B019
|
| Date publication | 16/07/2025, 20242025 |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 11/07/2025 |
| Question |
Sciensano a lancé son quatrième recensement des moustiques tigres, l'Aedes albopictus. L'implication des citoyens est cruciale pour surveiller la propagation du petit moustique noir à rayures blanches, qui avait été repéré dans onze nouvelles communes en 2024. Ce recensement, mis en place en 2022 par Sciensano et l'Institut de médecine tropicale (IMT), ainsi que la surveillance active de certaines zones dont les endroits d'hivernage, ont permis d'établir que le moustique tigre commençait à s'établir chez nous. Il faut le suivre de près, car il peut transmettre des maladies telles que la dengue, le Zika et le chikungunya, après avoir piqué une personne infectée. Aucun cas de transmission locale n'a été signalé jusqu'à présent. En 2024, 47 moustiques tigres, répartis sur 21 communes, ont été signalés par les citoyens via la plateforme Surveillancemoustiques.be. En trois ans, il a été repéré dans 35 communes. EN 2024, il s'est posé pour la première fois dans six communes flamandes, trois bruxelloises (ville de Bruxelles, Forest, Saint-Josse-ten-Noode) et deux wallonnes (Verviers et Baudour). Et les inspections de terrain ont confirmé l'hivernage de l'Aedes albopictus dans cinq localités: Ath, côté wallon, Kessel-Lo, Puurs-Sint-Amands, Wilrijk et Lebbeke, côté flamand. Plusieurs facteurs expliqueraient sa présence plus importante au nord du pays, particulièrement le long de l'A12 entre Bruxelles et Anvers, selon Sciensano: "Outre le rôle joué par les axes routiers par lesquels le moustique tigre s'est introduit en Belgique, il y a la densité de la population et des milieux urbains où il se reproduit très bien grâce notamment aux différents contenants artificiels qui sont des sites de ponte idéaux". Des actions de lutte devraient être mises en place dès que la présence du moustique tigre est constatée pour retarder le plus possible son implantation. Une fois qu'il est bien installé, il est difficile de s'en débarrasser. La suppression des eaux stagnantes aux abords des habitations contribue à réduire les sites de ponte et à rompre ainsi le cycle de reproduction, à condition que tous les habitants de cette zone suivent cette recommandation. 1. Quand serez-vous en mesure de présenter les résultats du quatrième recensement du moustique tigre? 2. Où en est l'élaboration du plan d'action national pour la prévention, la surveillance et la lutte contre le moustique tigre? 3. Quels sont les prochains défis sanitaires que l'IMT devra relever au cours des prochaines années? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B023
|
| Date publication | 08/09/2025, 20242025 |
| Réponse |
1. Le rapport public avec les résultats de la surveillance du moustique tigre en 2025 sera disponible au cours du premier trimestre 2026. En général la saison des moustiques se termine vers la fin du mois d'octobre, après quoi il faut compter le temps pour l'analyse des données et la rédaction du rapport. Dès identification d'une notification positive (confirmation d'un moustique tigre) au cours de la saison, les autorités régionales et locales compétentes en sont informées. Les notifications positives sont également visibles sur la page Résultats du site SurveillanceMoustiques.be, avec une mise à jour hebdomadaire. 2. Actuellement, un plan d'action national de prévention, de surveillance et de contrôle des moustiques vecteurs n'existe pas en Belgique. La possibilité d'une mise en place d'un plan national s'inscrirait dans une dynamique européenne plus large et souligne la pertinence pour la Belgique de s'aligner sur les bonnes pratiques européennes. Par conséquence, le groupe de travail EMOV (Exotic Mosquitoes and Other Vectors), dans le cadre du projet MEMO+, vise à mettre en place une approche harmonisée, structurée, anticipative et durable pour limiter la propagation des moustiques vecteurs et réduire les risques pour la santé humaine. Le groupe de travail EMOV a marqué son accord sur l'avis du Risk Assessment Group (RAG) de décembre 2023 sur le risque lié à la présence d'Aedes albopictus en Belgique. Malgré l'absence d'un mandat clair du groupe de travail EMOV, il y a un consensus unanime au sein du groupe de travail et du RAG sur la nécessité d'un plan ou d'une roadmap nationale pour uniformiser les efforts face à ce risque et éviter une approche hétérogène entre entités fédérées. Lors de la prochaine Conférence Interministérielle Mixte Environnement-Sante (CIMES) de septembre 2025, le groupe de travail EMOV proposera de faire évoluer son rôle vers la réalisation d'un document où les grandes lignes de l'approche seront définies à l'échelle nationale, avec une indication claire des tâches qui seront prises en charge au niveau national/fédéral ou régional, ainsi que de la manière dont les cascades doivent idéalement se dérouler. Pour les volets qualifiés de nationaux, la collaboration, la coordination et le financement auront lieu au niveau du NEHAP et du groupe de travail EMOV. Pour les parties dont les compétences et la traduction pratique relèvent du fonctionnement propre des entités fédérales/régionales, un plan d'action spécifique devra être élaboré mais toujours en cohérence avec la vision nationale. 3. Ce sont les autorités régionales de santé, et non l'IMT, qui ont pour compétence la prévention et le contrôle des maladies infectieuses dont celles transmises par les moustiques. Par conséquent, ce seront celles-ci qui devront faire face aux risques sanitaires liés à l'implantation du moustique tigre en Belgique. L'un des principaux défis sanitaires est la transmission locale de virus tels que ceux de la dengue, du chikungunya et du Zika, ce qui devra engendrer des actions et interventions telles que par exemple des actions de lutte antivectorielle (inspection de jardin pour suppression de gites larvaires et application de biocides), la recherche active (porte à porte) de cas autour de cas autochtones, etc. Ces actions requièrent donc une mobilisation importante de ressources. Un autre défi dû au moustique tigre, à ne pas sous-estimer, est sa capacité de nuisance. En effet, le moustique tigre est un moustique qui pique principalement en journée et peut être très agressif quand il cherche à se nourrir, ce qui peut engendrer des nuisances importantes qui parfois même empêchent les citoyens de sortir dans leur jardin ou d'aller sur leur terrasse. |
| Descripteurs Eurovoc | RISQUE SANITAIRE | SANTE PUBLIQUE | INSECTE |