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| Auteur | Vincent Scourneau, MR (06287) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement |
| Sous-département | Aff. étrangères, Aff. europ. et Coop. dévelop. |
| Titre | Le dernier rapport du PNUD. |
| Date de dépôt | 22/05/2025 |
| Langue | F |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 30/06/2025 |
| Question |
Selon le nouveau rapport Une affaire de choix: individus et perspectives à l'ère de l'IA publié le 6 mai 2025 par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), les progrès du développement humain connaissent un ralentissement sans précédent. Les années de crise 2020-2021 mises à part, la progression escomptée du développement humain à l'échelle mondiale présentée dans le rapport de cette année est la plus faible jamais enregistrée depuis 1990. Le rapport analyse les progrès du développement au travers d'une série d'indicateurs portant sur la santé, l'éducation et les niveaux de revenu, synthétisés dans ce qu'on appelle l'indice de développement humain (IDH). Au-delà du ralentissement alarmant du développement mondial, les auteurs du rapport constatent une aggravation des inégalités entre les pays riches et les pays pauvres. Alors que les voies traditionnelles de développement se resserrent sous l'effet de pressions mondiales, une action décisive est nécessaire pour écarter le risque d'une stagnation prolongée du progrès dans le monde. Selon le rapport, on observe une augmentation des inégalités entre pays à IDH faible et pays à IDH très élevé pour la quatrième année consécutive. La tendance de long terme d'une réduction des inégalités entre pays riches et pays pauvres est donc en train de s'inverser. Le rapport montre également comment l'intelligence artificielle (IA) pourrait relancer celui-ci. "Alors que l'intelligence artificielle continue de s'installer rapidement dans de nombreux aspects de nos vies, nous devrions étudier sa capacité à promouvoir le développement. De nouvelles fonctionnalités apparaissent presque tous les jours et, même si l'IA n'est pas une panacée, nos choix peuvent relancer le développement humain en ouvrant de nouvelles voies et en offrant de nouvelles possibilités." Le rapport présente les résultats d'une nouvelle enquête qui montre que les gens sont réalistes mais restent optimistes par rapport aux changements que l'IA peut apporter. La moitié des personnes interrogées dans le monde pensent que leur travail pourrait être automatisé. Une part encore plus grande - six sur dix - s'attend à ce que l'IA ait des retombées positives sur leur emploi et offre des possibilités dans des métiers qui peut-être n'existent même pas encore aujourd'hui. Seuls 13 % des sondés craignent que l'essor de l'IA n'entraîne des suppressions d'emplois. En revanche, dans les pays à IDH faible ou moyen, 70 % des personnes interrogées s'attendent à ce que l'IA augmente leur productivité, et les deux tiers prévoient d'utiliser cette technologie dans l'éducation, la santé ou le travail au cours de l'année à venir. Le rapport préconise une approche de l'IA centrée sur l'humain, qui pourrait foncièrement redéfinir les approches du développement. 1. À quel point les projections pour 2024 de stagnation de la progression de l'IDH dans toutes les régions du monde, vous inquiètent-elles? Les partagez-vous toutes? 2. Le recours à une IA centrée sur l'humain comme facteur de développement semble faire l'unanimité. Quel est le plan du PNUD sur ce point? Quel rôle jouera la Belgique? 3. Quel est le montant de la contribution financière annuelle de la Belgique au PNUD? Comment est-elle amenée à évoluer? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B017
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| Date publication | 27/06/2025, 20242025 |
| Réponse |
Les projections du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) pour 2024, qui indiquent une stagnation sans précédent de l'indice de développement humain (IDH), sont profondément préoccupantes. Ce ralentissement signale un risque accru de tensions sociales, de désengagement citoyen et d'instabilité politique. Le développement humain (santé, éducation, niveaux de revenu) constitue un socle de stabilité mondiale. Une population en bonne santé, éduquée et prospère est essentielle à la paix et au développement durable mondiaux. Inversement, son recul peut alimenter l'érosion de la cohésion sociale et des institutions, les conflits, et les flux migratoires incontrôlés. Le PNUD, présent dans 170 pays, est une agence clé dans la mise en oeuvre des objectifs de développement durable (ODD). Son approche intégrée lui permet de répondre à des défis complexes et interconnectés tels que la résilience climatique, la lutte contre la pauvreté, la gouvernance et la transformation numérique. Le nouveau Plan stratégique 2026-2029 du PNUD, en cours de préparation et auquel la Belgique a contribué, inclura notamment la transformation numérique comme levier majeur pour relancer le développement humain, en cohérence avec le plan précédent. Ces dernières années, le PNUD a déjà investi dans le champ du numérique, avec comme résultat 70 % des nouveaux projets comportent une composante digitale. L'organisation élabore aussi des normes numériques inclusives, intégrant la dimension genre. Le PNUD promeut une intelligence artificielle (IA) éthique, inclusive et centrée sur les besoins des populations, via des services publics numériques, la gouvernance des données, et l'accès équitable aux compétences digitales. La Belgique soutient activement cette transition numérique durable et inclusive, et une IA centrée sur l'humain: En tant que donateur core du PNUD, la Belgique offre à l'organisation une flexibilité essentielle pour innover et répondre rapidement aux défis émergents tel que l'IA. Ce soutien s'inscrit dans une stratégie d'investissement multilatéral de long terme, qui vise à influencer les priorités globales de la coopération internationale et du développement durable et à garantir que les valeurs clés, droits humains, état de droit, égalité des genres, soient au coeur des efforts communs, y compris de la transformation numérique mondiale et du développement de l'IA. Il s'agit donc d'un levier stratégique pour la Belgique: cet engagement assure la défense de nos intérêts, de nos valeurs et une visibilité accrue dans les grandes transformations systémiques du développement. En 2024, la Belgique a contribué à UNDP; - 9,5 millions d'euros de contribution core; - 17 millions d'euros à des programmes thématiques, notamment pour le climat et la réponse aux crises (dont une contribution exceptionnelle de 9 millions d'euros à un projet pour l'accès à l'énergie durable en Ukraine); - la Belgique contribue également à des fonds commun multi-acteurs dont le PNUD fait partie. À partir de 2025, la contribution annuelle au budget central (core) sera réduite de 9,5 millions d'euros à 7,5 millions d'euros par an, pour répondre aux contraintes budgétaires nationales. Malgré ces réductions, par la continuité de son financement core, la Belgique réaffirme son engagement envers un système multilatéral efficace, pertinent et cohérent, au moment où celui-ci fait l'objet de pressions politiques et financières croissantes. Notre partenariat avec le PNUD reste un levier clé pour orienter les priorités globales et assurer la stabilité et le développement durable. |
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