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Bulletin n° : B013 - Question et réponse écrite n° : 0191 - Législature : 56


Auteur Éric Thiébaut, PS (01222)
Département Ministre de la Mobilité, du Climat et de la Transition environnementale
Sous-département Mobilité, Climat, Transition environ.
Titre Les agressions contre les accompagnateurs de train.
Date de dépôt28/03/2025
Langue F
Publication question     B013
Date publication 12/05/2025, 20242025
Statut questionRéponses reçues
Date de délai06/05/2025

 
Question

Les agressions contre le personnel des transports publics, plus spécifiquement les accompagnateurs de train, sont de plus en plus fréquentes. Dans la nuit du 25 mars 2025, en gare de Mons, un accompagnateur a été violemment agressé par un voyageur, de façon purement gratuite. Ce dernier se retrouvant avec des lésions physiques au visage, au cou, au dos, aux poignets et aux genoux et contraint de suivre un accompagnement psychologique. Bien qu'interpellé et entendu par la police, l'agresseur a été aussitôt relâché, provoquant la colère des accompagnateurs du dépôt de Mons. Ce qui est compréhensible. Face à ce genre de situations qui se multiplient dans le rail, une réponse forte doit être apportée pour mieux protéger les accompagnateurs de train. 1. Face à la recrudescence d'agressions dans le rail, et en collaboration avec vos collègues en charge de la Justice et de la Sécurité intérieure, comptez-vous prendre des mesures spécifiques pour mieux lutter contre celles-ci? 2. Plus spécifiquement, suite à l'agression en gare de Mons, un renforcement des effectifs de Securail et de la police locale de Mons est-il prévu?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B018
Date publication 04/07/2025, 20242025
Réponse

Chaque incident, comme celui de Mons, où le personnel ferroviaire est confronté à de l'agression, est inacceptable et requiert donc la réponse la plus stricte. Comme vous le savez, la SNCB a déjà renforcé le contingent de Securail. Le partage automatisé des images de vidéosurveillance avec la police sera également mis en place. De plus, la SNCB continue d'insister sur un renforcement de la présence policière, à la fois de la SPC et des forces locales, en partenariat avec son service de sécurité. Sur la base d'analyses, la SNCB élabore des plans de sécurité intégrés, mettant l'accent sur une approche globale et cohérente, avec la mise en oeuvre d'actions et d'initiatives concrètes, réalisables et visibles. Concernant les bodycams, la SNCB insiste sur la nécessité d'un cadre légal pour leur utilisation par les agents de Securail. Cela a d'ailleurs été inscrit dans l'accord de gouvernement. Par ailleurs, nous insistons sur la nécessité de sanctionner rapidement et sévèrement les auteurs d'agressions. En 2024, l'agression a entraîné environ 47.256 heures d'incapacité de travail pour 312 dossiers, soit une moyenne de 151 heures par personne. Vos questions relatives aux poursuites et aux sanctions doivent, comme d'usage, être adressées au ministère de la Justice. En tant qu'employeur, la SNCB demande que toute forme d'agression à l'encontre de son personnel soit traitée avec sérieux par l'ensemble des acteurs de la chaîne judiciaire. Chaque incident doit faire l'objet d'une plainte enregistrée par les services de police, et chaque plainte doit être entièrement et sérieusement examinée, avec l'imposition d'une sanction appropriée aux auteurs des faits. À cette fin, une collaboration est en place avec les différents parquets, et la SNCB est en contact avec le Collège des procureurs généraux. Lorsqu'un employé de la SNCB est victime d'une agression, il y a toujours au moins une entité (HR Rail ou la SNCB) qui se constitue partie civile si le parquet décide d'engager des poursuites.

 
Desc. Eurovoc principalPOLITIQUE DES TRANSPORTS
Descripteurs EurovocPERSONNEL | POLITIQUE DES TRANSPORTS | TRANSPORT FERROVIAIRE | VIOLENCE
Mots-clés libresSNCB