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| Auteur | Nawal Farih, cd&v (07192) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté |
| Sous-département | Aff. sociales, Santé publ., Lutte contre la pauvreté |
| Titre | La mise en place de médecins de référence en matière de démence dans les hôpitaux. |
| Date de dépôt | 31/03/2025 |
| Langue | N |
| Publication question |
B013
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| Date publication | 12/05/2025, 20242025 |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 06/05/2025 |
| Question |
Vu le nombre croissant de patients âgés atteints de démence, il est de plus en plus important de disposer de personnel capable de faire face à ces problèmes de démence dans les hôpitaux. En Flandre, dans le secteur des maisons de repos et de soins, le recours à des référents en matière de démence est déjà bien ancré dans les habitudes. Ces personnes reçoivent une formation spéciale et sont financées par la Communauté flamande afin de pouvoir agir comme agents du changement au sein de leur organisation. Toutefois, dans les hôpitaux, cette expertise n'est pas encore ancrée de manière structurelle. Étant donné que les hôpitaux relèvent de la compétence des autorités fédérales, la question se pose de savoir si des initiatives pourraient être prises à l'échelon fédéral pour créer une fonction similaire de médecin de référence en matière de démence, afin de garantir une expertise en matière de soins liés à la démence dans les hôpitaux également. 1. Êtes-vous disposé à créer un cadre fédéral pour les médecins de référence en matière de démence dans les hôpitaux qui soit comparable à celui des référents en matière de démence dans le secteur des maisons de repos et de soins? 2. Quelles mesures peuvent être prises pour accroître l'expertise et améliorer la sensibilisation en matière de soins liés à la démence dans les hôpitaux? 3. Existe-t-il une possibilité de financement de cette fonction, afin que les hôpitaux disposent de moyens suffisants pour améliorer structurellement les soins liés à la démence? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B018
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| Date publication | 04/07/2025, 20242025 |
| Réponse |
La prévalence de la démence augmente effectivement et nécessite une approche adaptée visant à fournir des soins de qualité et personnalisés. Au niveau fédéral, nous sommes convaincus que des initiatives supplémentaires sont nécessaires pour répondre aux besoins (souvent complexes) en matière de soins et de soutien des personnes atteintes de démence (précoce), telles que le casemanagement, le soutien ergothérapeutique et psychologique à domicile, avec un soutien suffisant aux aidants proches. La plupart des personnes atteintes de démence (précoce) vivent donc à domicile et, dans une moindre mesure, dans des hôpitaux ou d'autres centres résidentiels. Les projets "protocole 3", qui misent sur des formes alternatives de soins pour les personnes âgées à domicile et sont financés par le gouvernement fédéral, s'inscrivent déjà dans cette optique et obtiennent de bons résultats, p. ex. une réduction de la charge des aidants proches, une meilleure qualité de vie des personnes âgées vulnérables, une diminution du nombre d'admissions en urgence, etc. L'objectif est de pérenniser ces initiatives et de les intégrer dans un programme interfédéral plus générique destiné aux personnes vulnérables. Nous visons à cet égard une approche personnalisée qui transcende les frontières et facilite le lien entre les soins et le bien-être. Une approche appropriée des personnes atteintes de démence dans les hôpitaux en fait également partie. Les médecins référents actuels en matière de démence en Flandre ont pour rôle d'aider leurs confrères à reconnaître précocement les signes de démence, à poser le bon diagnostic (de soins) et à assurer le suivi des besoins de soins complexes et changeants. Les médecins ne sont pas les seuls à être davantage en contact avec les personnes atteintes de démence (précoce), mais aussi les paramédicaux qui fournissent les soins de base quotidiens et passent souvent plus de temps avec la personne atteinte de démence (précoce) et son aidant. Cette situation nécessite une approche globale dans laquelle l'ensemble des hôpitaux peuvent devenir "adaptés à la démence". Selon le Centre d'expertise sur la démence de Flandre, il serait possible de miser sur les connaissances de base de chaque employé pour interagir avec une personne atteinte de démence et ses proches, et sur l'expertise de certains employés en matière de démence grâce à un système de formation par étapes, une attention accrue portée au dépistage cognitif, au délire et à la malnutrition afin de renforcer l'expertise et la sensibilisation aux soins liés à la démence dans les hôpitaux. Une infrastructure adaptée à la démence peut également être utile. L'Institut national d'assurance maladie-invalidité finance actuellement 12 cliniques de la mémoire qui viennent en aide aux personnes atteintes de démence et à leurs proches, notamment par le biais d'une rééducation cognitive, afin qu'elles puissent rester chez elles le plus longtemps possible. Le traitement dans une clinique de la mémoire est prescrit par un neurologue, un gériatre ou un psychiatre, voire par le médecin généraliste du patient. Une étude du Centre Fédéral d'Expertise des Soins de Santé sur un parcours de soins dans le cadre de la démence précoce recommande d'étendre et d'adapter le fonctionnement des cliniques de la mémoire. Cette piste fait actuellement l'objet d'une étude plus approfondie. |
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