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| Auteur | Kurt Ravyts, VB (07485) |
| Département | Ministre du Climat, de l'Environnement, du Développement durable et du Green Deal |
| Sous-département | Climat, Environnement, Dévelop. durable, Green Deal |
| Titre | Réunion informelle des ministres de l'Environnement les 11 et 12 juillet 2024 à Budapest. |
| Date de dépôt | 29/07/2024 |
| Langue | N |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 27/09/2024 |
| Question |
Lors de la réunion informelle des ministres de l'Environnement, les discussions devaient se concentrer sur les questions climatiques et environnementales, comme les préparatifs en vue de la COP29, la compétitivité de l'économie circulaire, la gestion résiliente de l'eau, la pollution transfrontalière de l'eau et de l'air, le financement vert par la Banque européenne d'investissement (BEI). 1. Pouvez-vous établir un compte rendu des discussions tenues lors de cette réunion informelle des ministres de l'Environnement? 2. Quelles étaient les positions de la Belgique et quel a été l'apport de notre pays? 3. Qui représentait la Belgique, dès lors que vous n'apparaissez pas sur la photo officielle? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B001
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| Date publication | 01/10/2024, 00002024 |
| Réponse |
Dans le cadre de la présidence hongroise du Conseil de l'Union européenne (UE), la réunion informelle des ministres européens de l'Environnement s'est déroulée les 11 et 12 juillet 2024 à Budapest. Les échanges s'y sont articulés autour des questions relatives à la préparation de la 29ème conférence des Nations Unies sur le climat (COP29), la compétitivité de l'économie circulaire, la résilience de l'eau, le financement de la transition écologique ou encore la pollution transfrontalière de l'eau et de l'air. La réunion était présidée par Aniko Raisz, secrétaire d'État à l'Environnement et à l'Économie circulaire qui s'est vue officiellement confié la présidence du Conseil Environnement par le ministre hongrois de l'Énergie, Csaba Lantos. Le ministre Alain Maron a conduit la délégation belge lors du Conseil informel. Au cours de la première session de travail, un échange de vues a été organisé sur la manière dont l'UE peut se préparer stratégiquement à la prochaine conférence sur le climat (la COP29) à Bakou. Pour orienter le débat, un document de référence a été distribué avec des questions sur le nouvel objectif de financement (New Collective Quantified Goal, NCQG), sur la mise en évidence des réalisations de la politique climatique de l'UE à la lumière du changement d'orientation vers la compétitivité et les défis de mise en oeuvre, et sur l'exhortation des autres parties à augmenter leur propre ambition conformément à l'objectif de 1,5°C, en gardant à l'esprit la question de la conditionnalité de la nouvelle série de Nationally Determined Contributions (NDCs). Lors des consultations de la direction générale Coordination et Affaires européennes (DGE) du 8 juillet 2024, il a été décidé que notre pays rédigerait une brève intervention prônant l'élargissement de la base des donateurs en matière de financement climatique afin de sortir l'UE de la défensive et d'indiquer que l'UE a pris ses responsabilités et que d'autres blocs commerciaux devraient également faire des efforts. En outre, la Belgique soulignerait l'importance de la diplomatie climatique et des efforts diplomatiques autour des NDCs. Enfin, la Belgique pourrait également se référer aux conclusions du Conseil des Affaires étrangères du 18 mars 2024 et indiquer qu'elle n'a que de gouvernements en affaires courantes. Muhktar Babayev, ministre de l'Écologie et des Ressources naturelles de l'Azerbaïdjan et Yalchin Rafiyev, ministre adjoint des Affaires étrangères y étaient tous deux invités en leur qualité respective de président et de négociateur en chef de la COP29. Le ministre Babayev a réaffirmé son attente que l'UE assume un rôle de leader en matière d'ambition climatique, en maintenant le financement au coeur des discussions tout en progressant sur les volets de l'adaptation, de l'atténuation, ainsi que des pertes et préjudices. Il a, par conséquent, souligné la nécessité d'un soutien accru de l'UE pour les pays en développement et a exprimé le souhait qu'un nouveau NCQG soit juste et ambitieux, répondant ainsi aux besoins des pays en développement. Pour introduire les échanges de vues, la vice-présidente du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, Diana Ürge-Vorsatz, a présenté un dernier état des lieux des données scientifiques relatives au dérèglement climatique. Au vu de la présence des représentants azerbaïdjanais, les interventions sont restées assez consensuelles et se sont focalisées sur la question du financement et de la définition du Nouvel Objectif Collectif Quantifié sur le financement de la lutte contre le changement climatique (NCQG), le suivi du consensus des Emirats arabes unis (COP28) et la préparation des NDC. De nombreuses délégations ont ainsi insisté sur la nécessite de mobiliser toutes les sources de financement possibles, au-delà des financements publics et, en ce qui concerne ces derniers, d'inciter sur un élargissement de la base des contributeurs afin qu'un maximum de parties contribuent au NCQG. Plusieurs États membres ont souligné que l'UE était déjà le principal contributeur. Un État membre a proposé l'élaboration de critères afin de définir les capacités de contributions. D'autres ont souligné l'importance du rétablissement de la confiance avec des pays en développement. Plusieurs États membres ont souligné les efforts importants réalisés par l'UE au travers du Green Deal et du paquet Fit for 55 dont la mise en oeuvre doit être prioritaire. D'autres intervenants ont évoqué la nécessité d'envoyer des messages plus substantiels concernant l'objectif de l'UE pour 2040 et la préparation de la NDC de l'UE (y compris le calendrier). La présidence azerbaïdjanaise a confirmé son engagement à rencontrer toutes les parties, à faciliter les négociations et a exprimé sa détermination à vouloir d'une COP qui permette à la fois la mise en oeuvre de l'action climatique et qui en renforce l'ambition. Interrogée sur le caractère inclusif de la COP29, elle a par ailleurs indiqué que toutes les parties prenantes seraient les bienvenues à Bakou, en ce compris les organisations de la société civile et de la jeunesse. Attila Steiner, secrétaire d'État hongrois à l'Énergie et au Climat, a conclu en soulignant l'importance de maintenir le cap sur les accords existants de l'UE et de ne pas s'en écarter, en abordant la question du financement du climat dans toute sa complexité et en restant fermes sur le plan scientifique. La réunion s'est achevée par un lunch à huis clos en présence du vice-président de la Banque européenne d'investissement (BEI), Thomas Östros, qui a présenté les opportunités proposées par l'institution en termes de financement des actions en faveur de l'environnement, du climat et de l'économie circulaire. Lors de la réunion précédente du DGE, il avait été convenu que la Belgique interviendrait brièvement en termes généraux. Elle a notamment souligné que la BEI devait veiller à la cohérence et à la transparence dans l'élaboration de sa feuille de route stratégique et s'est félicitée que la lutte contre le changement climatique reste une priorité, tout en indiquant qu'une plus grande attention devrait également être accordée à l'économie circulaire et aux matières premières critiques durables, entre autres. |
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