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Question et réponse écrite n° : 0166 - Législature : 56


Auteur Roberto D'Amico, PVAPTB (07182)
Département Ministre de l'Énergie
Sous-département Énergie
Titre La version light hybrid de l'ile énergétique.
Date de dépôt03/06/2026
Langue F
Statut questionRéponses reçues
Date de délai03/07/2026

 
Question

L'île énergétique Princesse Elisabeth, infrastructure hybride destinée à interconnecter la Belgique et le Royaume-Uni tout en raccordant les parcs éoliens offshore en mer du Nord, fait l'objet d'une révision significative de son projet initial. Vous avez élaboré un scénario alternatif en concertation avec les gestionnaires de réseau belges et britanniques ainsi que les administrations compétentes. Ce nouveau scénario, rapporté par De Standaard le 18 mai 2026, prévoit une réduction de la capacité du câble sous-marin reliant la Grande-Bretagne à la Belgique, ramenée de 1,4 à 1,2 gigawatt, permettant ainsi une économie d'environ deux milliards d'euros par rapport au projet initial. Le régulateur fédéral de l'énergie (Commission de régulation de l'électricité et du gaz) et son homologue britannique (Office of Gas and Electricity Markets) négocient par ailleurs toujours la répartition des bénéfices et des charges entre les deux pays. 1. On parle dans la presse d'une économie de 2 milliards d'euros sur un total de 10 milliards d'euros. Pouvez-vous indiquer quel est actuellement le coût estimé de la version light hybrid du projet de l'ile énergétique? Quelle partie du budget concerne l'île en tant que telle? Quelle partie concerne la connexion Nautilus? 2. Sur quelles décisions techniques ou modifications de conception repose l'économie annoncée de 2 milliards d'euros? Quelles en sont les conséquences concrètes sur les fonctionnalités de l'île énergétique, notamment la possibilité de raccorder des interconnexions supplémentaires dans le futur? 3. La presse indique que la capacité du câble reliant la Grande-Bretagne et la Belgique sera revue à la baisse (de 1,4 à 1,2 gigawatt). Quelle sera la capacité respectives des câbles AC et DC reliant l'île énergétique à la côte belge? La production des parcs éoliens et l'interconnexion avec la Grande-Bretagne pourront-elles être utilisées toutes les deux à leur capacité maximale?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B054
Date publication 26/06/2026, 20252026
Réponse

1. Les négociations avec les partenaires britanniques sont toujours en cours. Je ne peux donc pas m'étendre sur ce point. 2. Les coûts de la version Light Hybrid sont inférieurs à ceux de la version Full Hybrid en raison d'une technologie plus simple (remplacement d'une configuration bipole 525 kV par une configuration monopole symétrique 320 kV, permettant l'emploi de convertisseurs moins onéreux et nécessitant moins de câbles). Cela nécessite toutefois de faire une concession concernant la redondance de l'infrastructure électrique et la possibilité d'y intégrer d'autres interconnexions dans le futur. La possibilité de développer d'autres interconnexions dans le futur et de raccorder des parcs éoliens situés en dehors des eaux territoriales belges continue toutefois à être étudiée, tel que je l'ai demandé à Elia dans le cadre du Plan de développement fédéral pour la période 2028- 2038. 3. Dans la version Light Hybrid, l'interconnexion avec le Royaume-Uni aura une capacité de 1.2 GW, au lieu de 1.4 GW dans la version Full Hybrid initialement envisagée. Celle-ci se fera toujours en High Voltage Direct Current. Le principe d'un interconnecteur hybride est double: raccorder un parc éolien en mer et interconnecter deux pays.