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Bulletin n° : B054 - Question et réponse écrite n° : 1143 - Législature : 56


Auteur Julien Matagne, LENGAG (07818)
Département Ministre de la Mobilité, du Climat et de la Transition environnementale
Sous-département Mobilité, Climat, Transition environ.
Titre La transformation des bâtiments ferroviaires en lieux de vie et de mobilité.
Date de dépôt18/05/2026
Langue F
Publication question     B054
Date publication 26/06/2026, 20252026
Statut questionQuestion publiée sans réponse
Date de délai22/06/2026

 
Question

L'accord de coalition fédérale 2025-2029 trace une ligne claire pour le rail belge: augmenter la fréquentation, améliorer la performance du service et adapter l'offre aux besoins réels, notamment en renforçant les lignes les plus utilisées et en limitant les arrêts dans les gares à faible demande. Il rappelle toutefois le rôle essentiel du train local dans la connexion des zones rurales aux villes moyennes et grandes. Cela étant dit, cette rationalisation ne peut être réduite à une simple logique comptable. De nombreuses gares de villes moyennes restent des points d'ancrage territoriaux essentiels: accès à un bassin de vie, à des écoles, des hôpitaux, des zones d'emploi ou des réseaux de bus. Dans cette optique, l'accord prévoit de maintenir des gares vivantes, de réaffecter rapidement les bâtiments vides et de développer des "points de proximité", notamment via des points trains, récemment soutenus par le Parlement via une résolution. Sur le terrain pourtant, des bâtiments ferroviaires sont mis en vente ou en concession sans repreneur, malgré une offre ouverte à des commerces, tiers-lieux ou services locaux. L'enjeu est dès lors clair: il s'agit de réinventer des lieux de vie via l'installation d'entrepreneurs, d'ASBL ou de collectivités pour y développer des cafés, espaces de coworking, points colis et services aux voyageurs. 1. La SNCB dispose-t-elle d'un cadastre exhaustif et actualisé de son patrimoine foncier et immobilier? Dans l'affirmative, sous quelle forme ce cadastre est-il structuré, quelles informations contient-il (affectation, occupation, disponibilité, potentiel de réaffectation) et dans quelle mesure ces données sont-elles accessibles ou communicables aux acteurs publics et locaux intéressés par la valorisation de ces biens? 2. Combien de bâtiments ou espaces ferroviaires ont été mis en vente ou en concession par la SNCB depuis 2019? Combien ont trouvé repreneur, et dans quels délais moyens? 3. En l'état actuel des choses, quelle est la procédure pour permettre d'occuper temporairement ou durablement des espaces en gare (i.e. concession de vente)? 4. Y a-t-il une réflexion au sein de la SNCB concernant la possibilité d'envisager un modèle de concession allégé ou progressif, avec loyers adaptés, pour les petites gares ou les gares de villes moyennes où le potentiel commercial est intéressant pour la revitalisation socio-économique à moyen terme? 5. La SNCB évalue-t-elle l'impact d'un commerce, d'un café, d'un tiers-lieu ou d'un point train sur la fréquentation, le sentiment de sécurité et la qualité d'accueil en gare? 6. La SNCB conditionne-t-elle en l'état certaines ventes de bâtiments de gare à une affectation compatible avec l'intérêt général notamment la mobilité, le service aux voyageurs, le commerce local, la culture ou encore la cohésion sociale? 7. Les autorités communales sont-elles associées aux décisions de vente, concession ou reconversion des bâtiments ferroviaires situés sur leur territoire? Si oui, de quelle manière? 8. Êtes-vous favorable à des appels à projets pilotes pour transformer certaines petites ou moyennes gares en lieux de vie, combinant services ferroviaires, commerce local et animation du quartier? Quelle est votre analyse sur les pistes de réflexions concernant la revitalisation des gares via la concession pertinente dans le cadre des "points de proximité"?