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Bulletin n° : B054 - Question et réponse écrite n° : 1163 - Législature : 56


Auteur Anthony Dufrane, MR (06327)
Département Ministre de la Sécurité et de l'Intérieur, chargé de Beliris
Sous-département Sécurité, Intérieur, Beliris
Titre Dépendance aux intelligences artificielles étrangères. - Enjeux de sécurité nationale.
Date de dépôt11/05/2026
Langue F
Publication question     B054
Date publication 26/06/2026, 20252026
Statut questionQuestion publiée sans réponse
Date de délai15/06/2026

 
Question

Aujourd'hui, l'intelligence artificielle (IA) est utilisée de manière massive dans nos entreprises, nos administrations et, plus largement, dans la vie quotidienne. Cette adoption rapide s'est faite principalement au travers d'outils développés par des acteurs étrangers, devenus en peu de temps des standards incontournables. Si ces technologies offrent des gains importants en efficacité, leur utilisation croissante soulève des interrogations légitimes quant à la maîtrise et à la sécurité des données qu'elles traitent, en particulier lorsque celles-ci peuvent revêtir un caractère sensible. En effet, une part significative des informations introduites dans ces outils est susceptible d'être stockée ou exploitée en dehors de l'Union européenne, parfois dans des cadres juridiques et éthiques différents des nôtres. Par ailleurs, l'usage de ces technologies dans des environnements professionnels ou institutionnels peut exposer des données stratégiques à des risques de fuite, d'exploitation ou d'ingérence. À cela s'ajoutent des menaces émergentes telles que les tentatives de fraude par hypertrucage ou les campagnes de manipulation facilitées par ces outils. Dans ce contexte, la dépendance technologique à des solutions étrangères pose la question de la capacité de notre pays à garantir la sécurité de ses données et à préserver ses intérêts stratégiques. 1. Quelle est votre analyse des risques liés à la dépendance croissante aux outils d'IA développés en dehors de l'Union européenne? 2. Des recommandations spécifiques existent-elles afin d'encadrer l'utilisation de ces outils au sein des institutions et des secteurs sensibles? 3. Quelles mesures sont mises en oeuvre pour limiter les risques liés au traitement ou au stockage de données sensibles hors de l'Union européenne? 4. Dans une logique de sécurité et de souveraineté, le développement d'alternatives européennes ou belges en matière d'IA est-il encouragé? 5. Comment les services de sécurité anticipent-ils les usages malveillants de ces technologies, notamment en matière de fraude, d'ingérence ou de manipulation de l'information?