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Bulletin n° : B054 - Question et réponse écrite n° : 1067 - Législature : 56


Auteur Anthony Dufrane, MR (06327)
Département Vice-premier ministre et ministre de l'Emploi, de l'Économie et de l'Agriculture
Sous-département Emploi, Économie, Agriculture
Titre Réindustrialisation en Belgique.
Date de dépôt13/05/2026
Langue F
Publication question     B054
Date publication 26/06/2026, 20252026
Statut questionQuestion publiée sans réponse
Date de délai15/06/2026

 
Question

Une étude récente de Capgemini portant sur plus de 1.200 dirigeants d'entreprises en Europe et aux États-Unis révèle que les investissements mondiaux prévus en matière de réindustrialisation ont été réduits de moitié entre 2025 et 2026, passant de 4.700 à près de 2.500 milliards de dollars sur trois ans. En Europe, les grandes entreprises privilégient majoritairement le friendshoring, soit une relocalisation dans des pays alliés hors de l'UE tels que l'Inde, le Vietnam ou le Mexique, plutôt qu'un retour de la production sur sol européen. Parmi les freins identifiés figurent le niveau des prix de l'énergie, les coûts de main-d'oeuvre et la fragmentation réglementaire. Dans ce contexte, la Belgique se trouve dans une position particulièrement exposée. Son tissu industriel, déjà fragilisé par plusieurs décennies de désindustrialisation, peine à attirer des relocalisations significatives. Les tensions géopolitiques mondiales et la dépendance de nombreux secteurs à des approvisionnements extérieurs, notamment en composants électroniques, matières premières critiques ou produits pharmaceutiques, ont pourtant mis en lumière l'urgence de renforcer les capacités productives nationales et européennes. La question de la réindustrialisation dépasse le seul enjeu économique: elle touche à la souveraineté, à l'emploi de qualité et à la capacité de notre pays à peser dans les chaînes de valeur mondiales. 1. Disposez-vous d'un état des lieux chiffré de la réindustrialisation en Belgique depuis 2022, en termes de nombre d'entreprises ayant relocalisé tout ou partie de leur production, de secteurs concernés et d'emplois créés ou maintenus à cette occasion? Une ventilation par région et par taille d'entreprise est-elle disponible? 2. a) Quels mécanismes d'aide fédéraux sont actuellement mobilisés pour soutenir des projets de réindustrialisation ou de relocalisation en Belgique, qu'il s'agisse d'incitants fiscaux, de soutien à l'investissement ou d'accompagnement à la transformation industrielle? b) Ces dispositifs font-ils l'objet d'une coordination avec les aides régionales afin d'éviter les doublons et de maximiser leur effet levier sur les décisions d'investissement? 3. Des secteurs stratégiques ont-ils été identifiés comme prioritaires dans une politique fédérale de réduction des dépendances extérieures, notamment dans les domaines pharmaceutique, des semi-conducteurs, de l'énergie ou de la défense? Le cas échéant, quelles actions concrètes ont été engagées pour renforcer les capacités productives nationales dans ces filières?