...

Question et réponse écrite n° : 0653 - Législature : 56


Auteur Anthony Dufrane, MR (06327)
Département Ministre de l'Action et de la Modernisation publiques, chargée des Entreprises publiques, de la Fonction publique, de la Gestion immobilière de l'État, du Numérique et de la Politique scientifique
Sous-département Action et Modernisation publ., Entr. publ., Fonction publ., Gestion immo., Numérique, ESF
Titre Suppression de la 3G et extinction programmée de la 2G.
Date de dépôt26/05/2026
Langue F
Statut questionRéponses reçues
Date de délai26/06/2026

 
Question

Les réseaux 3G ont été complètement désactivés en Belgique depuis juillet 2025. L'Institut belge des services postaux et des télécommunications (IBPT) a estimé que cette transition s'est déroulée sans accroc, la grande majorité des utilisateurs disposant déjà d'appareils 4G ou 5G. La 2G reste quant à elle opérationnelle pour l'instant, en raison de sa persistance dans des équipements spécifiques (téléphones simples, systèmes d'alarme, ascenseurs, appareils de soins, compteurs numériques, IoT) dont la migration est plus complexe. Son extinction est programmée pour la période 2028-2030. Si l'IBPT juge la suppression de la 3G concluante, il importe de disposer d'un bilan factuel des plaintes reçues, d'identifier les usagers et secteurs qui pourraient être fragilisés par l'extinction future de la 2G, et de quantifier les bénéfices techniques, énergétiques et économiques attendus de ces transitions pour les opérateurs et pour les consommateurs. 1. a) Combien de plaintes ou de signalements ont été adressés à l'IBPT suite à la désactivation de la 3G en juillet 2025? b) Quels profils d'utilisateurs ou quels secteurs d'activité ont été les plus impactés, et des solutions alternatives ont-elles dû être proposées en urgence? 2. L'extinction de la 2G d'ici 2028-2030 concerne des équipements critiques. Un recensement des appareils et systèmes encore dépendants de la 2G en Belgique a-t-il été réalisé, et un plan de migration coordonné avec les secteurs concernés est-il en cours d'élaboration? 3. Des personnes âgées ou à faible revenu utilisant des téléphones basiques uniquement compatibles 2G seront directement touchées par cette extinction. L'IBPT prévoit-il une campagne d'information ciblée et des mesures d'accompagnement spécifiques pour ces publics vulnérables, afin d'éviter une fracture numérique supplémentaire? 4. a) Quels sont les bénéfices concrets attendus pour les opérateurs comme des économies d'énergie, libération de spectre, réduction des coûts d'exploitation liés à la suppression successive de la 3G et de la 2G? b) Une partie de ces gains sera-t-elle répercutée sur les tarifs des abonnements ou réinvestie dans la couverture des zones blanches 4G/5G?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B053
Date publication 15/06/2026, 20252026
Réponse

1. a) L'Institut belge des services postaux et des télécommunications (IBPT) n'a reçu aucune plainte directement liée à la mise hors service de la 3G. Dans l'ensemble, la transition s'est bien déroulée, ce qui montre que les utilisateurs ont été suffisamment informés par leur opérateur. b) Les difficultés rencontrées concernaient principalement des catégories spécifiques d'utilisateurs, telles que certaines applications professionnelles qui utilisaient encore des équipements 3G. Pour ces cas-là, des solutions alternatives ont été prévues, telles que la mise à niveau ou le remplacement des équipements par des technologies plus récentes. 2. Un groupe de travail a été mis en place par l'IBPT avec les opérateurs mobiles afin d'évaluer les conséquences de la suppression progressive de la 2G. L'accent sera mis ici sur la communication d'informations correctes et en temps utile aux utilisateurs concernés. Une attention particulière sera accordée à la nécessité de pouvoir continuer à passer des appels d'urgence. 3. Une attention particulière sera accordée aux groupes vulnérables, notamment aux personnes âgées et aux personnes à faibles revenus qui utilisent encore des téléphones mobiles simples ne prenant en charge que la 2G. En collaboration avec les opérateurs, des mesures sont envisagées, telles que des campagnes d'information ciblées et des actions de sensibilisation sur les alternatives disponibles. 4. a) La technologie 2G est une technologie des années 90 du siècle dernier. Les technologies 4G et 5G sont supérieures à plusieurs égards, tant pour l'opérateur que pour l'utilisateur. La suppression progressive de la 3G et de la 2G offre donc plusieurs avantages: une utilisation plus efficace du spectre radioélectrique, de meilleures performances du réseau mobile, une réduction de la consommation d'énergie, une simplification de l'infrastructure de réseau et une baisse des coûts d'exploitation (les opérateurs ne doivent plus prendre en charge que deux technologies au lieu de quatre). b) L'impact sur les tarifs dépend davantage des stratégies commerciales des opérateurs et de la concurrence entre eux que de la technologie utilisée. L'IBPT ne peut pas inciter les opérateurs mobiles à investir davantage dans certaines zones. Sur un marché des télécommunications libéralisé, les opérateurs sont entièrement libres de déterminer leurs investissements en matière de déploiement de leur réseau. Les autorités ont seulement fixé des objectifs généraux de couverture au niveau national: Depuis le 1er septembre 2024, Proximus et Orange Belgium doivent offrir une vitesse minimale de 6 Mbit/s à 99,5 % de la population. Tandis que Telenet Group doit atteindre la vitesse minimale de 5 Mbit/s. Citymesh Mobile (DIGI), qui n'a lancé une offre commerciale en Belgique qu'à partir de fin 2024, n'est tenue de proposer qu'une vitesse minimale de 3 Mbit/s à 30 % de la population depuis le 1er septembre 2025. Les opérateurs belges satisfont à ces exigences, comme l'a démontré un contrôle récent de l'IBPT.