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| Auteur | Anthony Dufrane, MR (06327) |
| Département | Ministre de l'Action et de la Modernisation publiques, chargée des Entreprises publiques, de la Fonction publique, de la Gestion immobilière de l'État, du Numérique et de la Politique scientifique |
| Sous-département | Action et Modernisation publ., Entr. publ., Fonction publ., Gestion immo., Numérique, ESF |
| Titre | Grève bpost. - Coût de la location d'entrepôts d'urgence. |
| Date de dépôt | 11/05/2026 |
| Langue | F |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 15/06/2026 |
| Question |
La grève chez bpost a conduit l'entreprise à louer l'ancienne usine Caterpillar à Gosselies pour stocker le surplus de courriers et colis bloqués. Selon les estimations syndicales, plusieurs millions de courriers classiques et plus de 500.000 colis sont actuellement en attente sur l'ensemble du territoire, auxquels s'ajoutent quelque 14.000 containers au centre de tri de Fleurus. La résorption de ce retard nécessitera, selon les syndicats, deux à trois semaines de travail renforcé, avec recours à des étudiants et à du personnel intérimaire. Ces mesures d'urgence engendrent des coûts exceptionnels non prévus au budget de bpost. 1. a) Quel est le coût total de la location de l'ancien site de Caterpillar à Gosselies et d'éventuels autres entrepôts mobilisés par bpost pour stocker les envois bloqués? b) Pour quelle durée ces locations ont-elles été contractées, et d'autres sites similaires sont-ils envisagés si la grève devait se prolonger? 2. a) Quel est le budget estimé pour le recours à des étudiants et à du personnel intérimaire nécessaire à la résorption du retard de distribution, estimé entre deux et trois semaines? b) Sur quelle enveloppe budgétaire ces dépenses exceptionnelles seront-elles imputées? 3. Au-delà des coûts directs de stockage et de personnel, quel est l'impact financier global de cette grève pour bpost (pertes de revenus, pénalités contractuelles envers des clients e-commerce, atteinte à la réputation) et cet impact a-t-il été communiqué au conseil d'administration et à l'actionnaire public? 4. Des mécanismes de continuité de service minimal ou de réquisition partielle sont-ils prévus dans le cadre légal applicable à bpost en cas de grève prolongée affectant un service public essentiel, et le gouvernement envisage-t-il de renforcer ce cadre à la lumière des perturbations actuelles? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B053
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| Date publication | 15/06/2026, 20252026 |
| Réponse |
Face à une grève exceptionnelle, bpost a dû prendre des mesures exceptionnelles afin de gérer le volume de courrier et de colis qui n'avait pas pu être distribué pendant le mouvement social. Des mesures temporaires ont été mises en place afin d'assurer le stockage des envois en attente et de permettre la résorption progressive du retard. Dans ce cadre, bpost a notamment eu recours, pour une durée d'environ quatre semaines et sur ses propres moyens, à des capacités de stockage supplémentaires sur les sites de Gosselies et de Gand. S'agissant d'une information commercialement sensible, et sans préjudice des obligations de transparence applicables aux sociétés cotées, bpost ne communique pas le montant de ces locations séparément. Il en est de même concernant le budget pour le recours à des étudiants et à du personnel intérimaire, également sur les moyens propres de bpost. Bpost a également mobilisé des moyens humains complémentaires afin d'accélérer la résorption du retard de distribution. Ces mesures, de même que les coûts liés au stockage temporaire et les pertes de revenus découlant de la baisse des volumes de courrier et de colis, font partie de l'impact financier direct de la grève. Comme bpost l'a communiqué à ses actionnaires et à la presse lors de la publication de ses résultats du premier trimestre 2026, la grève d'avril a représenté un impact direct d'au moins 15 millions d'euros pour l'entreprise. Ce montant comprend notamment les pertes de revenus liées à la diminution des volumes, les coûts des mesures de maintien de l'activité, dont la location temporaire de capacités de stockage, ainsi que le recours à du personnel supplémentaire pour traiter les retards accumulés. Cet impact correspond à environ la moitié du bénéfice réalisé au premier trimestre 2026. Bpost met désormais tout en oeuvre pour rétablir pleinement la confiance de ses clients et limiter les conséquences commerciales de cet épisode. Les résultats annuels de 2026 permettront d'apprécier plus précisément le coût total de cette grève pour l'entreprise, y compris ses éventuelles conséquences commerciales et réputationnelles. Concernant l'instauration d'un service minimum, le cadre réglementaire applicable à bpost ne prévoit pas de mécanisme de service minimum en cas de grève. Je n'entends pas à ce stade ouvrir un chantier spécifique sur ce point, qui ne figure pas dans l'accord de gouvernement. Je resterai évidemment attentive aux enseignements à tirer de cet épisode, en particulier pour les citoyens, les entreprises et les services publics qui dépendent fortement des services postaux. Mais je considère que la réponse la plus responsable consiste aujourd'hui à stabiliser le climat social, à accompagner la transformation de l'entreprise et à veiller à ce que bpost puisse continuer à remplir durablement ses missions de service au public. |