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| Auteur | Vincent Scourneau, MR (06287) |
| Département | Ministre de la Sécurité et de l'Intérieur, chargé de Beliris |
| Sous-département | Sécurité, Intérieur, Beliris |
| Titre | La préparation des services de police et de secours face aux situations AMOK. |
| Date de dépôt | 06/05/2026 |
| Langue | F |
| Publication question |
B053
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| Date publication | 15/06/2026, 20252026 |
| Statut question | Question publiée sans réponse |
| Date de délai | 09/06/2026 |
| Question |
Les situations de type AMOK, caractérisées par une violence extrême visant à faire un maximum de victimes en un minimum de temps, imposent une révision constante des doctrines d'intervention policière. Contrairement aux prises d'otages classiques, le facteur temps y est crucial, la majorité de ces événements durant moins de dix minutes. La doctrine actuelle privilégie désormais l'action immédiate des premiers intervenants pour neutraliser la menace, sans attendre la mise en place d'un périmètre de sécurité complet ou l'arrivée des unités spéciales. Cette approche nécessite une coordination accrue avec les services de secours, notamment via le développement de Casualty Extraction Teams (CET) permettant l'extraction de victimes en zone semi-sécurisée, comme c'est le cas à Mons, Bruxelles ou Liège. Par ailleurs, la sécurisation des lieux sensibles tels que les écoles soulève des questions spécifiques concernant la confidentialité des plans d'urgence et la pertinence des exercices impliquant des élèves, afin de ne pas divulguer de tactiques ou de lieux de refuge à des auteurs potentiels. 1. Disposez-vous d'un cadastre national des exercices AMOK réalisés conjointement par les zones de police et les zones de secours au cours des deux dernières années? 2. Quelle est votre évaluation de l'efficacité des CET actuellement opérationnelles? 3. Confirmez-vous la recommandation de la police fédérale de ne pas réaliser d'exercices de confinement (lockdown) impliquant directement les élèves pour des raisons de sécurité? 4. Avez-vous édicté une circulaire ou des directives uniformes à destination des zones de police locale pour conseiller les chefs d'établissement sur l'aménagement de safe-rooms improvisées plutôt que fixes? |