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Bulletin n° : B053 - Question et réponse écrite n° : 1152 - Législature : 56


Auteur Maaike De Vreese, N-VA (07655)
Département Ministre de la Sécurité et de l'Intérieur, chargé de Beliris
Sous-département Sécurité, Intérieur, Beliris
Titre L'absentéisme, la disponibilité du personnel et la capacité opérationnelle au sein de la police intégrée.
Date de dépôt05/05/2026
Langue N
Publication question     B053
Date publication 15/06/2026, 20252026
Statut questionQuestion publiée sans réponse
Date de délai09/06/2026

 
Question

Au sein de la police intégrée, on constate depuis longtemps une pression opérationnelle et des déficits de capacité sur le terrain. Cette pression est encore accentuée par un absentéisme structurellement élevé. Historiquement, le taux d'absentéisme au sein de la police intégrée oscillait entre 7 et 8 %, chiffre supérieur à celui du secteur public plus large et du secteur privé. Une étude académique de l'Université de Gand datant de 2024, basée sur une analyse de 146.000 absences en 2019, concrétise ce constat. La durée d'absence moyenne au sein de la police, qui s'élève à 11,84 jours par an, est nettement supérieure à la moyenne du secteur public, et la fréquence des absences, 3,84 contre 1,9 fois par an, dépasse largement celle des autres services publics. Exprimée en effectifs, cette perte annuelle correspond à environ 3.600 ETP sur un effectif total de quelque 48.000 policiers, soit un multiple de la capacité de recrutement annuelle d'environ 1.600 agents. Il convient bien sûr de noter que cette étude de 2024 s'appuyait sur des chiffres de 2019. Parallèlement, cette étude montre qu'outre les différences liées au sexe, à l'âge, à l'ancienneté, au caractère urbain et à la région, il existe également des différences pertinentes au sein même de la police intégrée. Depuis lors, nous manquons de chiffres actualisés et détaillés relatifs à l'évolution de l'absentéisme et à son impact concret sur la capacité nette de déploiement au sein respectivement de la police locale et de la police fédérale. Il est donc difficile de se faire une idée complète et comparable de la disponibilité réelle du personnel sur le terrain. 1. Comment l'absentéisme au sein de la police intégrée a-t-il évolué chaque année depuis 2021? Pouvez-vous ventiler ces chiffres entre la police locale et la police fédérale et, au sein de ces deux composantes, entre le personnel opérationnel et le personnel CALog? À combien d'ETP cette perte correspond-elle par an? 2. Pouvez-vous fournir, pour la même période, une ventilation des chiffres d'absentéisme par sexe, tranche d'âge, ancienneté, zone et région, chaque fois avec des chiffres distincts pour la police locale et la police fédérale? 3. Pouvez-vous fournir, pour la même période, une ventilation par durée des absences, plus précisément les absences de 1 à 7 jours inclus, de 8 à 27 jours inclus et de 28 jours ou plus, séparément pour la police locale et la police fédérale et, si ces données sont disponibles, également pour le personnel opérationnel et le personnel CALog? 4. Quel est aujourd'hui l'impact de l'absentéisme sur la capacité nette déployable au sein respectivement de la police locale et de la police fédérale? Au sein de quels directions, services ou zones cet impact est-il actuellement le plus important? 5. Quels sont les facteurs de correction liés à l'absentéisme et au travail à temps partiel actuellement pris en compte dans la planification du personnel et l'estimation des capacités pour les deux composantes de la police intégrée? Comment ces paramètres se rapportent-ils aux chiffres effectivement constatés ces dernières années, et à quelle fréquence sont-ils ajustés? 6. Quelles mesures concrètes sont actuellement en vigueur pour réduire l'absentéisme et favoriser la reprise durable du travail? Quels objectifs mesurables ont été fixés pour 2026 et 2027?