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Question et réponse écrite n° : 1177 - Législature : 56


Auteur Vincent Scourneau, MR (06287)
Département Vice-premier ministre et ministre des Finances et des Pensions, chargé de la Loterie Nationale et des Institutions culturelles fédérales
Sous-département Finances, Pensions, Loterie Nat., ICF
Titre L'évolution des charges financières de la SFPIM et du dividende versé à l'État pour l'exercice 2025.
Date de dépôt06/05/2026
Langue F
Statut questionRéponses reçues
Date de délai09/06/2026

 
Question

L'examen des comptes annuels de la Société fédérale de Participations et d'Investissement (SFPIM) pour l'exercice 2025, approuvés par l'assemblée générale du 17 mars 2026, révèle une dégradation sensible de la performance financière de l'institution. Le bénéfice net de l'exercice s'établit à 290.878.656 euros, soit une baisse de 8 % par rapport aux 315.171.359 euros enregistrés en 2024. Cette érosion s'explique principalement par une progression brutale des charges financières, lesquelles ont bondi de 397.263.216 euros à 584.566.869 euros, soit une augmentation de plus de 187.303.000 euros en l'espace d'un an. L'essentiel de cette hausse résulte de charges financières non récurrentes atteignant 564.820.467 euros, imputables en grande partie à des réductions de valeur actées sur des participations cotées du portefeuille, dont Proximus pour 246.886.869 euros et bpost pour 103.882.157 euros. Dans ce contexte, la SFPIM a alloué 78.351.315 euros à la rémunération du capital au titre de l'exercice 2025, contre 85.960.670 euros versés en 2025 pour l'exercice 2024. Par ailleurs, le total des paiements effectués par la SFPIM à l'État belge en 2025, toutes missions confondues, s'est élevé à 1.032.660.861 euros, dont une part substantielle liée aux missions déléguées, notamment le dividende Belfius de 944.522.882 euros. 1. Pouvez-vous confirmer que la hausse des charges financières entre 2024 et 2025 est principalement imputable à des réductions de valeur non récurrentes sur des participations cotées, et non à une dégradation structurelle du coût de financement de la SFPIM? 2. a) Le montant de 78.351.315 euros alloué à la rémunération du capital pour l'exercice 2025 est-il conforme aux prévisions inscrites dans le budget fédéral? b) Ce montant est-il inférieur aux projections initiales du gouvernement, et si oui, de combien? c) Quel impact cette réduction du dividende propre de la SFPIM a-t-elle sur l'équilibre budgétaire fédéral pour l'exercice 2026? 3. Quelles mesures envisagez-vous pour prévenir une nouvelle dégradation du résultat de la SFPIM liée à des dépréciations de portefeuille, dans un contexte où plusieurs participations stratégiques telles que Proximus et bpost continuent d'afficher des résultats sous pression?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B053
Date publication 15/06/2026, 20252026
Réponse

1. Oui. La hausse des charges financières constatée entre les exercices 2024 et 2025 s'explique par l'enregistrement de réductions de valeur non récurrentes sur certaines participations cotées détenues par la Société Fédérale de Participations et d'Investissement (SFPIM), principalement Proximus et bpost. Ces éléments comptables ont eu un impact significatif sur le résultat de l'exercice. Pour rappel, les actions détenues par l'État dans Proximus (51 %) et dans bpost (25 %) ont été apportées au bilan de SFPIM en 2024. Le cours de bourse de ces deux sociétés s'est ensuite dégradé et l'augmentation des charges financières en 2025 reflètent cette évolution. Elle ne traduit pas donc pas une dégradation structurelle du coût de financement de SFPIM ni une détérioration fondamentale de sa situation de trésorerie ou de sa capacité de financement. Elle résulte essentiellement de l'application des règles comptables belges relatives à la valorisation des participations financières dans un contexte de marché défavorable pour certains actifs cotés. 2. a) Le montant de 78.351.315 euros alloué à la rémunération du capital au titre de l'exercice 2025 est supérieur aux prévisions retenues dans le budget fédéral. b) Non. Le montant effectivement alloué est supérieur aux prévisions budgétaires initiales. Le budget fédéral tablait sur une contribution de 55,8 millions d'euros. Le montant finalement enregistré, soit 78,35 millions d'euros, dépasse donc cette prévision de 22,6 millions d'euros. c) Les prévisions budgétaires relatives aux contributions de SFPIM ont été établies de manière prudente et dans le respect du calendrier budgétaire applicable. L'évolution effectivement constatée a dès lors pu être intégrée en temps utile dans le suivi et l'ajustement de l'équilibre budgétaire fédéral pour l'exercice 2026. 3. SFPIM détient une part importante de participations cotées dans son portefeuille. Par conséquent, les fluctuations des marchés financiers peuvent avoir un impact significatif sur le résultat comptable de certains exercices, notamment via l'enregistrement de réductions de valeur. Il convient toutefois de souligner que le portefeuille de SFPIM comporte également d'importantes plus-values latentes qui, en application des règles du droit comptable belge, ne peuvent pas être reconnues dans les comptes annuels. Par ailleurs, les participations détenues par SFPIM continuent de générer des produits financiers substantiels, qui doivent être appréciés dans l'évaluation globale de la performance de SFPIM. Dans ce contexte, SFPIM poursuit une gestion prudente de son portefeuille, fondée notamment sur la diversification des actifs, le suivi des risques et une approche à long terme visant à préserver la valeur stratégique et financière des participations détenues.