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Bulletin n° : B052 - Question et réponse écrite n° : 0710 - Législature : 56


Auteur Michael Freilich, N-VA (07022)
Département Ministre de l'Asile, de la Migration et de l'Intégration sociale, chargée de la Politique des Grandes Villes
Sous-département Asile, Migration, Intégration soc., Pol. Grandes Villes
Titre Sympathisant du Hamas présent lors d'événements publics.
Date de dépôt24/04/2026
Langue N
Publication question     B052
Date publication 03/06/2026, 20252026
Statut questionRéponses reçues
Date de délai02/06/2026

 
Question

Je tiens à attirer votre attention sur des informations inquiétantes concernant le Gazoui Mohannad al-Khatib. Selon plusieurs sources, il aurait été présent lors des attentats du 7 octobre en Israël et les aurait ensuite glorifiés publiquement. Il a ensuite fait son apparition lors d'un sit-in à Amsterdam, et des images et des témoignages circulent indiquant qu'il a également assisté récemment à des événements publics à Gand et à Bruxelles. Cela soulève de sérieuses questions concernant le suivi de réseaux extrémistes potentiels et la mobilité transfrontalière au sein du Benelux. En outre, il a été photographié à plusieurs reprises dans le passé avec différents dirigeants du Hamas, allant du haut responsable Ismail Haniyeh à des personnes internationalement connues pour avoir commis des attentats terroristes. L'intéressé se décrit comme journaliste et a souvent été photographié par le passé alors qu'il portait un gilet pare-balles mentionnant le mot "Press". On peut toutefois se demander si cette qualité de "journaliste" n'est pas utilisée comme couverture pour pouvoir opérer librement et sans entrave au sein du Benelux. 1. Avez-vous été informé par votre administration ou vos services de sécurité de la présence de Mohannad al-Khatib en Belgique? Dans l'affirmative, depuis quand et sur la base de quelles informations? 2. Cette personne est-elle enregistrée dans des bases de données telles que celles de l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (OCAM), de la police fédérale ou d'autres instances de sécurité pertinentes? Dans l'affirmative, sous quelle classification et quelle est l'évaluation des risques y afférente? 3. Êtes-vous en contact à ce sujet avec vos collègues de l'Intérieur et de l'Asile et de la Migration? 4. La Belgique accueille de loin le plus grand nombre de "réfugiés" gazaouis, soit plus de 50 % de l'ensemble de l'Europe. Pourquoi en est-il ainsi et notre pays dispose-t-il d'outils suffisants pour effectuer un screening de toutes ces personnes? Une aide est-elle demandée aux pays avoisinants, par une sorte de mécanisme de solidarité, afin de pouvoir enquêter sur toutes ces personnes? 5. Comment expliquez-vous qu'un individu qui aurait été impliqué dans une attaque terroriste puisse apparemment se déplacer librement au sein du Benelux? À cet égard, existe-t-il une coopération structurelle entre la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg pour suivre de tels cas et, si nécessaire, les limiter? 6. Une enquête est-elle actuellement menée pour déterminer si le statut "journalistique" de l'intéressé est justifié et si ce statut est utilisé pour échapper aux contrôles, au screening ou aux restrictions de mobilité? 7. S'il est établi que cette personne a des liens avec une organisation terroriste ou a été impliquée dans des actes terroristes, quelles mesures administratives ou judiciaires peuvent-elles être prises immédiatement pour limiter ou empêcher sa présence et sa liberté de mouvement en Belgique?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Nouvelle réponse
Réponse

1. J'ai été informée par l'Office des étrangers. Pour ce qui concerne le contenu d'un dossier individuel et la question relative à d'éventuels éléments communiqués par les services de sécurité et de renseignements, je vous renvoie aux ministres de la Justice et de l'Intérieur compétents. 2. Je vous invite à adresser votre question aux ministres de la Justice et de l'Intérieur puisque l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace et les services de police relèvent de leur compétence. 3. Sans objet. 4. Vous trouverez la réponse à ce point dans la réponse apportée à votre question écrite n° 442 du 20 novembre 2025 (Questions et Réponses, Chambre, 2025-2026, n° 33). 5. Si une personne dispose des autorisations requises pour voyager vers un État membre, elle peut s'y rendre. Si tel n'est pas le cas, elle s'expose à la prise de mesures administratives par les services de migration de ces États membres. En matière sécuritaire, il revient aux autorités compétentes en la matière de contacter leurs homologues. Quant au volet administratif, des contacts existent entre États membres lorsque cela s'avère possible et opportun. 6. Le dossier de l'intéressé est à l'examen auprès du Conseil du Contentieux des étrangers. 7. Il faut attendre l'issue de la procédure de recours pendante et vérifier l'état de la situation administrative de l'intéressé dès qu'un arrêt est intervenu. Pour ce qui relève des questions relatives aux compétences relevant de la ministre de la Justice, je vous renvoie vers ma collègue, la ministre Verlinden.