...
| Auteur | Michael Freilich, N-VA (07022) |
| Département | Ministre de l'Action et de la Modernisation publiques, chargée des Entreprises publiques, de la Fonction publique, de la Gestion immobilière de l'État, du Numérique et de la Politique scientifique |
| Sous-département | Action et Modernisation publ., Entr. publ., Fonction publ., Gestion immo., Numérique, ESF |
| Titre | Malaise social chez bpost. - Propension à la grève. |
| Date de dépôt | 28/04/2026 |
| Langue | N |
| Publication question |
B052
|
| Date publication | 03/06/2026, 20252026 |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 02/06/2026 |
| Question |
Les négociations relatives au plan de transformation de bpost se déroulent dans un climat difficile. La direction souhaite réformer l'organisation du travail et les tournées de distribution étant donné que les activités de base de bpost sur le marché national ont considérablement évolué et continueront d'évoluer, passant de la distribution classique du courrier et des journaux à celle des colis. Il s'agit d'une réforme indispensable. Les syndicats ont mené de nombreuses actions de protestation au cours des dernières semaines, mais des différences régionales notables sont apparues à cet égard. 1. Selon des informations diffusées dans la presse, le mercredi 15 avril 2025, 87 % des facteurs auraient été en grève en Wallonie, contre seulement une dizaine de facteurs en Flandre. Ces chiffres sont-ils exacts? Comment expliquez-vous cet écart? 2. Même au sein de chaque région, la propension à la grève est variable en fonction des zones géographiques. Pouvez-vous fournir une vue d'ensemble des principales différences? Où la grève a-t-elle été respectivement le plus et le moins suivie par région (p. ex., dans quelles provinces ou quels centres de tri)? 3. Les différences de propension à la grève appellent des questions quant à la disposition à travailler. Pouvez-vous donner des précisions sur les statistiques d'absentéisme des trois dernières années par région (wallonne, flamande, Bruxelles)/région géographique/rôle linguistique/province/centre de tri? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B053
|
| Date publication | 15/06/2026, 20252026 |
| Réponse |
Je comprends les préoccupations exprimées concernant les mouvements sociaux chez bpost et leurs conséquences sur la continuité du service. Il convient toutefois d'interpréter les chiffres avec prudence, en particulier lorsqu'ils sont comparés entre régions. Un facteur wallon, flamand ou bruxellois relève de la même entreprise et de la même commission paritaire. Mon rôle n'est pas d'opposer les travailleurs entre eux, mais de veiller à la continuité du service et au respect du dialogue social. Selon les informations communiquées par bpost, l'impact des actions sociales a varié selon les jours, les régions et les entités opérationnelles concernées. Les chiffres dépendent notamment du jour de référence, du moment de la mesure, du périmètre retenu et du type de tournée. Ainsi, le 23 avril 2026, l'écart était plus resserré que celui évoqué dans certaines communications: environ 93 % des facteurs étaient au travail en Flandre et 73 % en Wallonie. Ces différences s'expliquent aussi par des éléments organisationnels. Les adaptations liées aux horaires et aux tournées n'ont pas eu le même impact partout au même moment. En Flandre, la perte de certaines distributions de journaux avait déjà été intégrée plus tôt dans l'organisation du travail, tandis qu'en Wallonie ces changements ont davantage coïncidé avec la transformation en cours. S'agissant des différences locales, bpost a suivi la situation quotidiennement au moyen de ses rapports opérationnels. Ces données permettent d'identifier les zones où la continuité du service est plus difficile à assurer. Concernant l'écart entre les provinces, centres de tri ou bureaux de distribution, l'enjeu principal reste d'assurer le service postal et de poursuivre la concertation sociale sans faire de distinctions. Concernant l'absentéisme, je souhaite rappeler qu'il ne peut être assimilé à un manque de volonté de travailler. Il doit être analysé avec prudence, en tenant compte de la pénibilité des métiers, des contraintes physiques des tournées et des changements organisationnels. Bpost m'indique que, dans le cadre du dialogue social, le bien-être des travailleurs et la prévention restent des priorités. L'entreprise maintient une approche fondée sur le dialogue entre employeur et travailleur, y compris en cas d'absence pour maladie. Bpost m'indique par ailleurs que les chiffres d'absentéisme de courte durée, inférieur à un mois, et de moyenne durée, entre un mois et un an, se situaient en février 2026 au même niveau qu'en février 2025. Cette stabilité ne dispense pas d'agir, mais elle montre que l'entreprise a mis en place une approche structurée pour prévenir l'absentéisme et accompagner les travailleurs concernés. Celle-ci repose notamment sur une politique de présence axée sur la prévention, la détection précoce des signaux d'alerte et le dialogue entre le collaborateur et son supérieur hiérarchique, au moyen d'entretiens de bien-être, d'entretiens de retour au travail, d'échanges en cas d'absences fréquentes et de contacts en cas d'absence de longue durée. Bpost prévoit également un suivi actif des collaborateurs en incapacité de travail, des parcours de réintégration individualisés en concertation avec le médecin du travail, ainsi qu'un retour progressif au travail avec des tâches adaptées lorsque cela s'avère nécessaire. Ces mesures sont complétées par des actions de prévention psychosociale, des enquêtes périodiques sur l'engagement et le bien-être, un soutien spécifique aux cadres dans leur rôle de gestion de l'absentéisme, ainsi qu'un suivi et un reporting systématiques des chiffres d'absentéisme. Je resterai attentive à ce que bpost poursuive les transformations nécessaires dans le respect du dialogue social, du bien-être des travailleurs et de la continuité du service rendu aux citoyens. |