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Bulletin n° : B052 - Question et réponse écrite n° : 0464 - Législature : 56


Auteur Mathieu Michel, MR (07782)
Département Ministre de la Défense, chargé du Commerce extérieur
Sous-département Défense, Commerce ext.
Titre Mise en place d'une capacité de lutte et de riposte contre les campagnes de désinformation étrangères. - Cadre opérationnel, juridique et coordination interservices.
Date de dépôt09/04/2026
Langue F
Publication question     B052
Date publication 03/06/2026, 20252026
Statut questionQuestion publiée sans réponse
Date de délai19/05/2026

 
Question

Selon plusieurs informations récentes, la Défense belge entend renforcer dès 2026 ses capacités de détection et de "contre-attaque" face aux campagnes de désinformation menées par des acteurs étrangers, notamment étatiques, tels que la Russie ou la Chine. Ces opérations viseraient à influencer l'opinion publique belge, à accentuer la polarisation sociale ou à porter atteinte à la crédibilité des institutions démocratiques et des forces armées. Il apparaît que cette capacité serait développée au sein du Cyber Command, en coordination avec les services de renseignement de la Défense ainsi qu'avec d'autres acteurs nationaux, notamment la Sûreté de l'État, et qu'une "capacité de réponse" serait en cours de structuration. Par ailleurs, certaines initiatives étrangères comparables incluent des stratégies de contre-influence actives, voire des campagnes de communication visant à neutraliser ou discréditer les contenus hostiles. Dans ce contexte, et au regard des exemples récents de campagnes de désinformation visant la Belgique - qu'il s'agisse d'allégations mensongères relatives à des opérations militaires, de tentatives d'ingérence électorale ou encore de manipulations de l'opinion publique lors de crises internes - je souhaiterais vous poser les questions suivantes. 1. Pouvez-vous préciser ce que recouvre concrètement la notion de "contre-attaque" ou de riposte face aux campagnes de désinformation? Quels moyens humains, technologiques et budgétaires seront consacrés à cette nouvelle capacité? 2. Cette capacité inclura-t-elle des actions offensives dans l'espace informationnel, et si oui, sous quelles formes (communication stratégique, démentis publics, actions numériques ciblées, etc.)? 3. Sur quelle base légale repose le développement de cette capacité, notamment en ce qui concerne d'éventuelles actions actives dans l'espace informationnel? 4. Quelles garanties sont prévues afin d'éviter toute atteinte disproportionnée à la liberté d'expression ou tout risque d'ingérence des autorités dans le débat public national? 5. Comment s'organise la coopération entre la Défense, la Sûreté de l'État, le Centre pour la Cybersécurité Belgique et les services relevant de l'Intérieur et de la Justice dans ce domaine? Une structure de coordination centralisée est-elle envisagée pour assurer la cohérence de l'action publique? Quels sont les acteurs et vecteurs identifiés comme prioritaires dans cette stratégie? La Défense prévoit-elle de recourir ou a-t-elle déjà recours à des partenariats avec des acteurs académiques ou privés spécialisés en analyse de l'information et en intelligence artificielle? 6. Quelle est l'évaluation actuelle de la menace que représentent les campagnes de désinformation étrangères visant la Belgique?