...
| Auteur | Maaike De Vreese, N-VA (07655) |
| Département | Ministre de la Justice, chargée de la Mer du Nord |
| Sous-département | Justice, Mer du Nord |
| Titre | Audit du projet Atlas de la VSSE. |
| Date de dépôt | 27/04/2026 |
| Langue | N |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 02/06/2026 |
| Question |
Il y a deux ans, la Sûreté de l'État (VSSE) a confirmé qu'elle connaissait des problèmes informatiques avec sa nouvelle base de données. En dépit d'années de préparation et de factures se chiffrant en millions, le projet informatique Atlas s'est avéré tout bonnement inutilisable. Cela rappelle la débâcle du projet i-Police. Nous ne pouvons pas nous permettre un nouvel échec d'un projet de numérisation. Selon les conclusions d'un audit récent du projet Atlas, il existe un risque de faillite opérationnelle. Ce projet transforme une Ferrari (l'ancien système: simple, rapide et autonome) en un convoi de camions lourds, lents et coûteux. Or, l'efficacité des services de renseignement dépend de leur rapidité et de leur fiabilité, deux points cruciaux sur lesquels le projet échoue. La solution mise en place s'avère être une "usine à gaz" technologique qui multiplie les coûts par 50 et réduit la vitesse de traitement par cinq. L'audit constate des lacunes au niveau de l'infrastructure et de l'interface utilisateur, et met en évidence des risques juridiques et de sécurité. Le système devient, en outre, techniquement et financièrement irréalisable à mesure que la base de données se développe. À cela s'ajoutent des coûts de maintenance cachés. La maintenance nécessite sept types d'experts différents. Les services concernés seront pris en otage financièrement par ces consultants au cours des dix prochaines années. Sur une période de dix ans, les coûts s'élèveraient à 700.000 euros. Le résultat financier s'élève à 45 millions d'euros pour un système moins efficace que l'actuel. 1. Confirmez-vous l'existence de l'audit du projet Atlas? 2. Partagez-vous les conclusions de l'audit? Pouvez-vous argumenter votre réponse? 3. Combien le projet Atlas a-t-il coûté à ce jour? À combien s'élèvent les coûts (cachés) pour les dix prochaines années? 4. Quelles mesures prendrez-vous pour doter la VSSE de la nouvelle base de données indispensable qui répondra à ses besoins? Dans quel délai? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B052
|
| Date publication | 03/06/2026, 20252026 |
| Réponse |
Tout d'abord, je tiens à préciser qu'à ma connaissance, aucun audit officiel et indépendant d'Atlas n'a eu lieu. Les chiffres cités ne reposent donc sur aucune étude officielle. Ces dernières années, la Sûreté de l'État (VSSE) a été confrontée à des défis dans l'implémentation d'Atlas, défis qui ont été pris au sérieux et relevés. Les coûts d'Atlas sont justifiés par le biais des canaux de contrôle budgétaire et de gestion qui garantissent la sécurité et la confidentialité nécessaires. Les coûts d'Atlas sont également mêlés à d'autres coûts informatiques de la VSSE, car Atlas utilise l'infrastructure informatique de la VSSE. La nature et la complexité d'une application fonctionnant dans un environnement hautement sécurisé requièrent des connaissances spécialisées. Attirer des collaborateurs compétents ayant les profils requis reste un défi structurel sur le marché du travail, ce qui nécessite parfois le recours à une expertise externe dans le cadre d'un projet. Toutefois, il ne s'agit pas d'un fait propre à la VSSE, mais d'une réalité à laquelle sont confrontés tous les services publics qui travaillent avec des environnements informatiques sécurisés de haute qualité. Enfin, la VSSE n'a pas besoin d'une "nouvelle banque de données". Atlas reste la plateforme centrale qui continuera d'être développée et affinée. Les priorités pour 2026 sont claires: améliorer la convivialité, poursuivre l'intégration de sources de données externes, former les utilisateurs de manière ciblée et préparer un environnement IA sécurisé pour le traitement des données. Cette approche est fondée, comme il se doit, sur les besoins opérationnels des services de renseignement. |