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Bulletin n° : B052 - Question et réponse écrite n° : 1011 - Législature : 56


Auteur Gilles Foret, MR (06712)
Département Vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté
Sous-département Aff. sociales, Santé publ., Lutte contre la pauvreté
Titre Consommation de drogues en Belgique révélée par l'analyse des eaux usées.
Date de dépôt14/04/2026
Langue F
Publication question     B052
Date publication 03/06/2026, 20252026
Statut questionQuestion publiée sans réponse
Date de délai19/05/2026

 
Question

Une étude récente menée par Sciensano a analysé les eaux usées de 17 stations d'épuration réparties sur l'ensemble du territoire belge afin d'évaluer la consommation de drogues au sein de la population. Cette approche, fondée sur l'épidémiologie des eaux usées, permet d'obtenir une photographie objective et anonyme des substances consommées, en complément des enquêtes traditionnelles et des données hospitalières. Les résultats mettent en évidence la présence généralisée de certaines drogues sur l'ensemble du territoire. La cocaïne apparaît comme la substance la plus répandue, détectée dans toutes les stations analysées et avec des concentrations particulièrement élevées dans certaines grandes villes, notamment à Anvers, Bruxelles et Liège. La consommation de MDMA est également observée dans toutes les stations, avec des pics durant les périodes de sortie du week-end. L'étude révèle par ailleurs la présence du crack dans une majorité de stations, y compris dans des villes de taille moyenne, ainsi qu'une diffusion importante de la kétamine, détectée dans presque toutes les stations analysées. Ces éléments témoignent d'une diversification du marché des drogues et soulèvent des questions quant à la capacité du système de soins à répondre aux problématiques d'addiction qui pourraient en découler. Plusieurs spécialistes de l'addictologie soulignent en effet que le système de prise en charge des addictions reste insuffisamment structuré en Belgique, notamment en ce qui concerne les parcours de soins, la formation des médecins généralistes et la coordination avec les services de santé mentale. 1. Quelle analyse faites-vous des résultats de cette étude nationale menée par Sciensano sur la consommation de drogues à partir des eaux usées? 2. Envisagez-vous de soutenir la poursuite et l'extension de ce type de monitoring scientifique afin de disposer d'indicateurs réguliers sur l'évolution de la consommation de drogues en Belgique? 3. Comment le gouvernement fédéral entend-il renforcer la prise en charge des addictions, notamment en ce qui concerne l'organisation des parcours de soins, la formation des médecins généralistes et la coordination avec les services de santé mentale? 4. Une attention particulière est-elle prévue pour l'évolution de la consommation de cocaïne, de crack et de kétamine, au regard des risques sanitaires et sociaux associés à ces substances?