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| Auteur | Anthony Dufrane, MR (06327) |
| Département | Ministre de la Protection des consommateurs, de la Lutte contre la fraude sociale, des Personnes handicapées et de l'Égalité des chances |
| Sous-département | Protection consom., Lutte contre la fraude soc., Personnes handicapées, Égalité des chances |
| Titre | Tarification dynamique et survie du marché physique du jeu vidéo. |
| Date de dépôt | 19/03/2026 |
| Langue | F |
| Publication question |
B050
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| Date publication | 04/05/2026, 20252026 |
| Statut question | Question publiée sans réponse |
| Date de délai | 27/04/2026 |
| Question |
Le secteur du divertissement numérique risque de franchir une ligne rouge avec les tests de tarification dynamique menés par Sony. En utilisant l'intelligence artificielle (IA) pour moduler les prix d'un bien illimité en fonction du profil du joueur basé sur son âge, genre ou encore localisation, l'industrie crée une discrimination algorithmique inédite. De plus, la tarification dynamique peut s'appliquer en rapport des stocks disponibles d'un bien, or dans ce cadre-ci le jeu-vidéo n'est pas limité à un nombre d'exemplaires, ce qui induit un nouveau type de tarification dynamique pour un bien illimité. Parallèlement, cette agressivité tarifaire personnalisée sur les digital stores risque d'asphyxier définitivement le marché du jeu physique, seul garant du droit à la revente et d'une concurrence réelle face aux monopoles des plateformes. 1. a) Les services de l'Inspection économique ont-ils été informés des tests de tarification dynamiques affectant potentiellement les consommateurs belges sur le PlayStation Store? b) Existe-t-il une base légale pour interdire la modulation des prix basée uniquement sur le profilage comportemental (frustration, temps de jeu) plutôt que sur une rareté réelle du stock? 2. a) Le brevet de Sony évoque la modulation des micro-transactions selon la difficulté rencontrée. Ne tombons-nous pas dans les "pratiques commerciales agressives" visant les joueurs les plus vulnérables (dont les mineurs)? b) La mise en place d'une tarification dynamique autour d'un bien non-limité en termes d'exemplaires est-elle légale? Autrement dit, les éléments justifiants de la rareté et du rapport offre/demande sont ici caduques, quid de la base légale? 3. a) Ne craignez-vous pas que cette tarification dynamique "à la tête du client" ne serve d'outil pour marginaliser définitivement le marché de l'occasion et les boutiques physiques, en rendant les prix numériques temporairement imbattables pour capturer l'utilisateur dans un écosystème fermé? b) Quelles mesures de sauvegarde du marché physique (droit à la revente, interopérabilité) le gouvernement entend-il défendre pour préserver le libre choix du consommateur face au "tout numérique"? 4. Envisagez-vous de demander à la Commission européenne une enquête sectorielle sur la transparence algorithmique dans les stores d'applications et de jeux vidéo? |