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Question et réponse écrite n° : 0569 - Législature : 56


Auteur Michael Freilich, N-VA (07022)
Département Ministre de l'Action et de la Modernisation publiques, chargée des Entreprises publiques, de la Fonction publique, de la Gestion immobilière de l'État, du Numérique et de la Politique scientifique
Sous-département Action et Modernisation publ., Entr. publ., Fonction publ., Gestion immo., Numérique, ESF
Titre Formule de rémunération de McKinsey chez Proximus.
Date de dépôt23/03/2026
Langue N
Statut questionRéponses reçues
Date de délai27/04/2026

 
Question

Lors du recrutement de McKinsey, il a été convenu que la rémunération du consultant dépendrait en partie de l'ampleur des synergies détectées. 1. Le conseil d'administration peut-il confirmer l'existence d'un mécanisme d'honoraires de résultat (success fee) lié aux synergies prévues? 2. Dans l'affirmative, comment ce risque de conflit d'intérêts a-t-il été justifié? 3. Cette structure incitative a-t-elle été communiquée intégralement au conseil d'administration avant son approbation? 4. S'agissant des synergies annoncées publiquement, d'un montant allant de 90 à 100 millions d'euros, qui a validé ces projections? 5. Les équipes de management de BICS et de Telesign ont-elles été officiellement associées à ce processus? 6. Quel pourcentage des synergies annoncées a été effectivement réalisé?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B050
Date publication 04/05/2026, 20252026
Réponse

Dans le cadre du Projet Globetrotter, le contrat conclu avec McKinsey prévoyait effectivement un mécanisme de rémunération variable, lié à la performance, associé à la préparation et à l'identification de synergies. De telles structures de rémunération variable ne sont pas exceptionnelles dans le cadre de missions de conseil stratégique et ont été fixées par contrat. Ce mécanisme n'a pas été considéré comme un conflit d'intérêts, étant donné que les projections de synergies n'ont pas été déterminées unilatéralement par le consultant, mais ont été établies via un processus de validation à plusieurs niveaux impliquant des experts internes, les équipes de direction de Proximus, BICS et Telesign, et des discussions au sein de divers forums de gouvernance, notamment des comités de pilotage internationaux et des conseils d'administration. Les prévisions de synergies communiquées publiquement ont été validées au sein de ces structures. Il est apparu a posteriori que certaines hypothèses, notamment en matière de dynamique de marché et d'intégration, étaient trop optimistes. Comme expliqué publiquement dans les résultats trimestriels et les mises à jour stratégiques, les synergies de revenus réalisées sont restées en deçà des prévisions initiales, tandis que des synergies de coûts supplémentaires ont pu les compenser en partie. Sous la nouvelle direction, une stratégie réajustée a été élaborée, avec une gouvernance renforcée, des objectifs adaptés et une communication transparente envers les marchés.