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Bulletin n° : B050 - Question et réponse écrite n° : 1065 - Législature : 56


Auteur Hugues Bayet, PS (07169)
Département Ministre de la Sécurité et de l'Intérieur, chargé de Beliris
Sous-département Sécurité, Intérieur, Beliris
Titre L'aéroport de Charleroi.
Date de dépôt20/03/2026
Langue F
Publication question     B050
Date publication 04/05/2026, 20252026
Statut questionQuestion publiée sans réponse
Date de délai27/04/2026

 
Question

Dans votre réponse à ma question n° 640 du 23 octobre 2025 (Questions et Réponses, Chambre, 2024-2025, n° 33) concernant la police aéronautique à l'aéroport de Brussels South Charleroi (BSCA), vous m'avez indiqué toute une série d'éléments qui contredisent en partie la visite de terrain que j'ai effectuée. Ces éléments semblent également contredire les statistiques en matière de prise de stupéfiants à Charleroi par les douanes obtenues par mon collègue Chahid en comparaison avec les autres portes d'entrées du pays, notamment Zaventem. L'aéroport semble complètement dépourvu de capacités de contrôle en la matière. L'unité dispose en effet actuellement de 170 membres du personnel, dépassant le cadre organique de 155. Cependant, ce surplus résulte principalement de personnel détaché, susceptible de quitter l'unité à tout moment, ce qui ne garantit pas une stabilité structurelle des effectifs. Par ailleurs, bien que des scanners d'empreintes et caméras biométriques soient installés sur les lignes de contrôle aux arrivées et départs, BSCA n'a pas investi dans des kiosques de reconnaissance biométrique en amont, contrairement à Bruxelles-National, limitant ainsi l'efficacité des pré-contrôles. De plus, les renforts de la police aéronautique entrés en formation le 1er octobre 2025 seront semble-t-il affectés à Bruxelles-National, et non à Charleroi; les agents Frontex sont eux exclusivement déployés à Bruxelles à ce stade. Les agents de la Direction de la Sécurisation (DAB) ne sont pas compétents pour les contrôles frontaliers, mais pourraient intervenir pour des missions de sécurisation, comme à Bruxelles. Enfin, l'absence de chiens de détection sur site à Charleroi, les chiens antistupéfiants relevant de la douane et les chiens anti-explosifs d'une société de gardiennage limitée aux bagages, oblige à faire appel à des unités en stand-by à Bruxelles via DAO/DACH en cas d'urgence. 1. Pouvez-vous préciser les mesures concrètes envisagées pour stabiliser structurellement les effectifs à Charleroi, accélérer le déploiement de kiosques biométriques par BSCA ou équivalents, orienter les futurs renforts de la police aéronautique vers cet aéroport et renforcer la présence locale de chiens de détection et de scanners, compte tenu de l'évolution du trafic aérien? 2. Une collaboration accrue avec les douanes pour éviter la situation actuelle en matière de stupéfiant est-elle étudiée?