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| Auteur | Anthony Dufrane, MR (06327) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté |
| Sous-département | Aff. sociales, Santé publ., Lutte contre la pauvreté |
| Titre | La consommation d'opioïdes et le risque de progression du fentanyl en substitution à l'héroïne. |
| Date de dépôt | 24/03/2026 |
| Langue | F |
| Publication question |
B050
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| Date publication | 04/05/2026, 20252026 |
| Statut question | Question publiée sans réponse |
| Date de délai | 27/04/2026 |
| Question |
Depuis le retour des talibans au pouvoir en Afghanistan en 2021 et l'interdiction de la culture du pavot à opium, les autorités sanitaires européennes surveillent attentivement un risque bien identifié: la diminution de l'offre d'héroïne pourrait pousser les consommateurs vers des opioïdes de synthèse beaucoup plus dangereux, au premier rang desquels se trouve le fentanyl. Aux États-Unis, cette substitution a provoqué une crise sanitaire majeure, avec une mort toutes les sept minutes liée à cette substance cinquante fois plus mortelle que l'héroïne. En Belgique, Sciensano recense pour l'heure 42 épisodes de traitement pour assuétude au fentanyl en 2024, soit 0,16 % de l'ensemble des épisodes traités, un chiffre rassurant mais partiel puisqu'il ne couvre pas les consommateurs non pris en charge. Eurotox confirme que le fentanyl ne circule pas massivement dans le pays, mais signale des achats en ligne et quelques intoxications localisées. La surveillance porte également sur d'autres opioïdes susceptibles de remplacer l'héroïne, comme le tramadol ou l'oxycodone. 1. Disposez-vous d'une ventilation régionale et démographique des 42 cas de traitement pour assuétude au fentanyl recensés en 2024, ainsi que de données sur l'évolution du nombre de traitements pour l'ensemble des opioïdes issus du pavot, afin d'identifier d'éventuelles tendances émergentes par zone géographique ou profil de consommateur avant que le phénomène n'atteigne une ampleur préoccupante? 2. Les canaux de surveillance actuels, fondés sur les données des centres de traitement et des hôpitaux, laissent dans l'ombre une part inconnue de consommateurs non pris en charge. Des mécanismes complémentaires de détection précoce sont-ils envisagés, notamment via l'analyse des eaux usées déjà utilisée par Sciensano pour d'autres substances, afin de détecter la présence de fentanyl ou d'autres opioïdes de synthèse? 3. Face au risque d'une bascule progressive des consommateurs d'héroïne vers des opioïdes de synthèse bien plus létaux, quelles mesures préventives concrètes votre SPF a-t-il mises en place, notamment en matière de disponibilité de la naloxone comme antidote d'urgence, en cas de détection d'une circulation accrue de fentanyl sur notre territoire? |