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| Auteur | Katja Gabriëls, Anders (06885) |
| Département | Ministre de la Justice, chargée de la Mer du Nord |
| Sous-département | Justice, Mer du Nord |
| Titre | Radicalisation en prison. |
| Date de dépôt | 12/03/2026 |
| Langue | N |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 20/04/2026 |
| Question |
En 2015, la Belgique comptait 56 détenus condamnés ou inculpés pour des infractions terroristes, des liens avec des terroristes connus, leur identification en tant que combattant terroriste étranger, combattant terroriste natif ou propagateur de haine, ou encore pour radicalisme. En 2019, ce chiffre s'élevait déjà à 227 détenus. 1. Quels sont les chiffres actuels concernant les détenus radicalisés? Veuillez fournir un relevé annuel des chiffres des cinq dernières années. Veuillez également indiquer la répartition des détenus par catégorie (terroristes, personnes assimilées, etc.). 2. Quelle est la répartition des détenus radicalisés entre les différentes prisons? Veuillez fournir les chiffres par prison. 3. Utilise-t-on encore une section Deradex? Dans la négative, à quoi sert désormais une telle section? Dans l'affirmative, combien de personnes s'y trouvent encore? 4. Comment la radicalisation durant la détention est-elle traitée? Comment vous assurez-vous que les personnes ne se radicalisent pas (davantage) durant leur détention? 5. Quelle est votre approche pour assurer le suivi des personnes radicalisées après leur libération? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B049
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| Date publication | 21/04/2026, 20252026 |
| Réponse |
1. La direction générale des Etablissements pénitentiaires (DG EPI) suit en moyenne 140 à 150 détenus dans le cadre de l'extrémisme, du radicalisme et du terrorisme. Ce chiffre est assez stable depuis environ 2018. 2. Il est vrai que les condamnés sont répartis dans différentes prisons. Cette répartition n'est pas communiquée pour des raisons évidentes de sécurité. 3. Les sections Deradex de Hasselt et Ittre existent toujours et ne sont pas du tout fermées bien qu'il soit vrai qu'il n'y ait actuellement plus de détenus radicalisés sur ces sections (le dernier en est sorti il y a quelque mois après évaluation périodique de son dossier). Ces places sont occupées par d'autres profils de détenus. Si une décision concernant le placement d'un détenu radicalisé, pour lequel il est constaté qu'il manifeste une volonté de conversion, doit être prise, le placement dans cette section reste toujours possible. 4 et 5. Le suivi des personnes condamnées pour des faits de terrorisme est assuré (avant/pendant/après la détention) par services de police, de renseignement et de sécurité. Pendant la détention, le suivi se fait en collaboration avec une cellule spécialisée de l'administration pénitentiaire centrale, sous la coordination de l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace dans le cadre de la STRAT TER. Des services des entités fédérées sont quant à eux chargés de tout ce qui a trait à l'aide aux détenus pendant leur détention, en ce compris le suivi de programmes de désengagement violent et le suivi de la réintégration dans la société dans la période post-détention. |