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| Auteur | Britt Huybrechts, VB (07962) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre des Finances et des Pensions, chargé de la Loterie Nationale et des Institutions culturelles fédérales |
| Sous-département | Finances, Pensions, Loterie Nat., ICF |
| Titre | Université de Mons. |
| Date de dépôt | 09/03/2026 |
| Langue | N |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 13/04/2026 |
| Question |
Il ressort de la note de politique générale que le gouvernement fédéral s'engage à approfondir la recherche scientifique sur les risques liés aux jeux de hasard, notamment par le financement d'une chaire universitaire à l'Université de Mons depuis l'année académique 2023-2024. Le soutien à une recherche indépendante sur l'impact social des jeux de hasard constitue en soi une initiative louable. Toutefois, le choix d'un établissement spécifique soulève des questions, d'autant que plusieurs autres universités belges jouissent d'une réputation internationale plus affirmée dans les domaines concernés. 1. Quels critères concrets et quelle procédure de sélection ont été utilisés pour attribuer cette chaire à l'Université de Mons? 2. D'autres universités belges ont-elles été consultées ou invitées à participer à un appel à candidatures, à une analyse comparative ou à une procédure d'appel d'offres? Si oui, quelles institutions et quels en ont été les résultats? 3. Sur la base de quelles considérations scientifiques, stratégiques ou de fond le choix ne s'est-il pas porté sur d'autres universités belges jouissant d'une solide réputation internationale dans la recherche sur les addictions, les sciences du comportement ou la santé publique? 4. Quel est le budget total alloué à cette chaire, ventilé par année et par source de financement? 5. Quelles garanties sont prévues en matière d'indépendance scientifique, de transparence du programme de recherche et d'évaluation des résultats? 6. Envisage-t-on, à l'avenir, de mettre en place une coopération interuniversitaire afin de favoriser un partage plus large de l'expertise au sein du paysage académique belge? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B049
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| Date publication | 21/04/2026, 20252026 |
| Réponse |
Afin d'assurer une politique cohérente en matière de jeux de hasard, la Loterie Nationale est fervent partisan pour rendre publiques ces données afin d'évaluer les risques de leurs jeux et le comportement des joueurs, et ce, de façon uniforme et coordonnée, notamment par le biais de rapports ou de notifications adressés à la Commission des Jeux de Hasard. Cette démarche permettrait aux autorités d'obtenir une vue précise du nombre de joueurs, de leur profil, des mises effectuées, des préférences de jeu, du temps passé sur les plateformes et des soldes des comptes de jeu. Afin de stimuler le débat académique, la Loterie Nationale a toujours recherché à mettre ses données à disposition des agences gouvernementales et/ou des organisations spécialisées dans les risques d'addiction. En 2021, le Conseil supérieur pour l'éthique des loteries et jeux de hasard, successeur de l'ancien comité du jeu responsable, a souhaité créer une chaire universitaire. Le Conseil supérieur participe, en tant qu'organisme de référence et centre d'expertise, au débat public sur le jeu responsable et la protection des joueurs, ainsi qu'à l'élaboration et à la diffusion d'études sur le jeu responsable, la protection des joueurs et l'éthique.Cette chaire apporte un soutien utile au Conseil supérieur. En 2021, toutes les universités belges qui disposent d'une expertise en la matière ont reçu un appel à propositions de recherche pour une chaire. L'université sélectionnée continuera de bénéficier d'une pleine liberté académique et de conserver les droits de propriété intellectuelle. Toutes les universités belges ont été invitées à participer. Quatre universités ont réagi (UGent, UMons, KU Leuven, UHasselt). Les propositions de l'UGent et de l'UMons ont été sélectionnées par le Conseil supérieur et considérées comme complémentaires. Bien que les deux répondaient aux critères définis par le Conseil supérieur seule l'UMons a accepté la mission. Le 2 mai 2023, la collaboration a été officiellement consacrée avec le lancement de la chaire consacrée à l'addiction au jeu, donnant ainsi aux chercheurs de l'UMons accès aux données pertinentes de la Loterie Nationale. La Chaire universitaire "Jeu sûr et responsable" est financée sur quatre ans. Elle vise à développer des connaissances scientifiques indépendantes sur les comportements de jeu et les mécanismes d'addiction, en associant méthodes quantitatives et intelligence artificielle pour la détection et l'évaluation des risques. Deux axes sont explorés: d'une part "Psychologie - Mathématiques", avec des études sur les biais cognitifs, la perception des probabilités et la validation d'outils de mesure et d'autre part "Machine Learning/IA", où des modèles de scoring de risque ont été développés et testés. Plusieurs travaux et événements ont eu lieu, notamment un séminaire en mai 2025 et un point d'étape en décembre 2025. Les chercheurs expriment le besoin de données complémentaires et d'une validation empirique rigoureuse, avec l'appui de la Loterie Nationale et du Conseil supérieur. La chaire "Jeu sûr et responsable" de l'UMons reste active jusque fin 2027 et bénéfice d'un budget total de près de 500.000 euros. L'expérience acquise avec la chaire universitaire de l'UMons montre que la collaboration a été structurée dès l'origine dans le respect strict des principes de l'indépendance scientifique. Les chercheurs définissent de manière autonome les méthodes, les axes de recherche et l'interprétation des résultats, tandis que la Loterie Nationale se limite à un rôle de soutien et de facilitateur, notamment en matière de financement et d'accès à ses données, sans aucune ingérence dans le contenu scientifique. L'agenda de recherche est défini et suivi. Le programme de recherche est clairement défini et fait l'objet d'un suivi régulier au moyen de rapports d'avancement. Les résultats font l'objet d'une évaluation rigoureuse et progressive et seront communiqués qu'une fois suffisamment étayés selon les standards académiques, avec un rapport final prévu en fin de mandat de la chaire. Par ailleurs, cette expérience met en évidence la valeur ajoutée d'une approche ouverte et collaborative. Dès le départ, l'ensemble des universités belges a été invité à participer, ce qui témoigne d'une volonté évidente de transparence et de partage de l'information présente au sein de la Loterie Nationale. Pour l'avenir, l'hypothèse de collaborations interuniversitaires reste d'actualité afin d'élargir davantage l'expertise, de renforcer la multidisciplinarité et de favoriser un partage plus large des connaissances au sein du paysage universitaire belge, au service de l'intérêt général. |