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Bulletin n° : B049 - Question et réponse écrite n° : 0949 - Législature : 56


Auteur Kathleen Depoorter, N-VA (07387)
Département Vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté
Sous-département Aff. sociales, Santé publ., Lutte contre la pauvreté
Titre L'incidence sociale de l'obésité chez les adultes.
Date de dépôt09/03/2026
Langue N
Publication question     B049
Date publication 21/04/2026, 20252026
Statut questionQuestion publiée sans réponse
Date de délai13/04/2026

 
Question

"L'obésité n'est pas un choix. La façon dont nous la traitons bien" rappelle avec force l'Association belge pour l'étude de l'obésité. L'obésité est une maladie chronique aux conséquences médicales, psychosociales et économiques majeures. Les adultes concernés présentent un risque accru de comorbidités graves et sont souvent confrontés à des limitations dans leur vie quotidienne. À cela s'ajoutent la stigmatisation, les difficultés psychosociales et la discrimination sur le lieu de travail, qui touchent de façon disproportionnée les groupes vulnérables sur le plan socioéconomique. Si la prise en charge de l'obésité chez les enfants a été renforcée ces dernières années grâce à des initiatives intégrées, l'accès à des soins structurels et multidisciplinaires et à un accompagnement de long terme reste très limité pour les adultes. Aujourd'hui, environ deux millions d'adultes belges vivent avec cette maladie chronique. Pour eux, la charge financière est considérable: absence de remboursement tant pour les soins de première ligne que pour les traitements innovants et perte de revenus liée à une participation réduite au marché du travail. Les familles sont également impactées, notamment en raison de la mobilité réduite et de la dépendance aux soins. Dans ce contexte, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié fin 2025 ses premières lignes directrices mondiales sur l'utilisation des traitements au GLP-1 contre l'obésité. Elle insiste sur la nécessité d'intégrer ces traitements dans un parcours de soins structuré et met en garde contre le risque d'un accès limité, faute de politique ciblée, ce qui accentuerait encore les inégalités en matière de santé. L'OMS appelle donc les États à garantir un accès équitable dans le cadre d'une approche structurée. 1. À combien s'élèvent les coûts directs et indirects liés à l'obésité chez les adultes (p.ex. perte de capacité de travail, traitements non remboursés, dépenses quotidiennes supplémentaires)? Existe-t-il des projections pour les cinq prochaines années? 2. Envisagez-vous des initiatives visant à inscrire structurellement l'obésité chez les adultes dans la politique fédérale de santé? Où en sont les discussions exploratoires à ce sujet? 3. Comment comptez vous améliorer l'accès à un parcours de soins multimodal, conformément aux recommandations de l'OMS et de la European obesity community, qui plaident pour un accès intégré et équitable dans une approche structurée? 4. Quelles initiatives prévoyez vous pour renforcer la sensibilisation, l'engagement et la motivation des personnes en situation d'obésité afin de favoriser leur adhésion au parcours de soins, y compris dans la durée? 5. Existe-t-il des projets visant à élargir le remboursement des analogues du GLP-1 dans le cadre de la prise en charge de l'obésité?