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| Auteur | Jeroen Van Lysebettens, ECOGR1 (07941) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté |
| Sous-département | Aff. sociales, Santé publ., Lutte contre la pauvreté |
| Titre | Lien entre la pauvreté et le taux de mortalité (QO 012163C). |
| Date de dépôt | 05/03/2026 |
| Langue | N |
| Publication question |
B049
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| Date publication | 21/04/2026, 20252026 |
| Statut question | Question publiée sans réponse |
| Date de délai | 13/04/2026 |
| Question |
Pour la première fois, l'Institut fédéral de la santé publique a établi un lien explicite entre le taux de mortalité, les années de vie perdues et les causes de décès, d'une part, et le niveau socio-économique par quartier en Belgique, d'autre part. Les conclusions sont sans équivoque: la pauvreté tue. Ainsi, dans les 10 % des quartiers les plus vulnérables, le taux de mortalité dépasse de près d'un quart la moyenne nationale et atteint même 49,2 % de plus que dans les 10 % des quartiers les plus favorisés. Cet écart a augmenté de plus d'un tiers au cours des dix dernières années. Selon l'étude, si l'ensemble de la population bénéficiait du même niveau socio-économique que les habitants des quartiers les plus aisés, le nombre de décès diminuerait de plus de 18 %. Pour la seule année 2022, cela représente environ 21.000 décès évitables. Parallèlement, il apparaît que les politiques d'accompagnement visant à réduire ces inégalités socio-économiques en matière de santé sont à la traîne. Les chiffres récemment présentés par ma collègue, madame?Naji, montrent que les moyens alloués aux logements sociaux ne sont pas pleinement mobilisés. De plus, l'objectif de 50.000 logements sociaux supplémentaires demeure largement insuffisant face à une liste d'attente de plus de 200.000 ménages. Plusieurs études démontrent également que des facteurs tels que l'alimentation, le climat et l'environnement jouent un rôle déterminant dans la perpétuation des inégalités en matière de santé, alors qu'aucune politique ambitieuse n'est actuellement déployée dans ces domaines. Pourtant, l'étude de Sciensano souligne clairement que la politique de santé doit intégrer de manière structurelle les dimensions du logement et de l'environnement. 1. Pourriez-vous faire le point sur la mise en oeuvre effective de l'approche Health in All Policies à l'échelon fédéral? 2. Comment les objectifs de santé sont-ils traduits en objectifs concrets en matière de soins de santé, et quelles décisions politiques concrètes en ont découlé jusqu'à présent? 3. Dans votre note de politique générale Soins de santé 2025, vous indiquez que dans le cadre de l'élaboration de la nouvelle stratégie relative à l'enquête nationale de santé, il sera explicitement tenu compte de la nécessité de mieux représenter les groupes de population vulnérables. Où en est ce processus à l'heure actuelle? 4. Pourriez-vous préciser de quelle manière les experts du vécu en matière de pauvreté ont été intégrés, au cours de l'année écoulée, au sein des services de soins et des agences fédérales, comme annoncé dans votre note de politique générale sur la lutte contre la pauvreté, en indiquant les résultats concrets déjà observés? 5. Comment envisagez-vous d'engager le dialogue avec vos homologues régionaux, tant en matière de soins de santé que de lutte contre la pauvreté, à la lumière des résultats de cette étude? |