...
| Auteur | Anthony Dufrane, MR (06327) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement |
| Sous-département | Aff. étrangères, Aff. europ. et Coop. dévelop. |
| Titre | Carrière diplomatique. - Conditions du concours diplomatique. |
| Date de dépôt | 16/03/2026 |
| Langue | F |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 20/04/2026 |
| Question |
La carrière diplomatique constitue l'un des piliers de la représentation internationale de la Belgique. Le recrutement de nouveaux diplomates via un concours est le mécanisme central permettant de renouveler et de renforcer ce corps, dont l'expertise est indispensable à la défense de nos intérêts à l'étranger. Or, le délai écoulé depuis la dernière édition de ce concours suscite des interrogations légitimes. Un tel intervalle depuis 2024 génère un phénomène d'accumulation de candidats avec des profils qualifiés, souvent issus de formations spécialisées qui attendent une opportunité de rejoindre la diplomatie. Cette situation risque de créer une pression considérable lors de la prochaine édition, mais aussi de décourager des talents qui se tournent vers d'autres horizons professionnels faute de perspective claire. 1. a) Pouvez-vous confirmer la date d'ouverture des inscriptions pour la session 2026 du concours diplomatique, ainsi que le calendrier prévisionnel des épreuves (tests génériques, épreuves linguistiques, entretiens de motivation)? b) Quel est le nombre de postes de "stagiaires diplomatiques" ouverts pour cette levée et ce chiffre permet-il de compenser les départs à la retraite prévus? 2. a) Face à l'accumulation de candidats depuis le dernier concours, votre administration anticipe-t-elle le franchissement de la barre des 3.000 postulants? b) Quelles mesures logistiques sont prises avec Selor pour assurer le bon déroulement des épreuves? 3. a) La structure du concours a-t-elle été adaptée pour répondre aux nouveaux défis de la diplomatie belge, notamment en renforçant les épreuves liées à la diplomatie économique, à la cybersécurité et aux enjeux climatiques? b) Une attention particulière est-elle portée à la diversité des profils pour garantir une représentation fidèle de la société belge au sein de notre corps diplomatique? 4. a) Quel est le budget alloué à cette campagne de recrutement et à la formation initiale des lauréats (telle que le stage diplomatique de deux ans)? b) Le programme de formation inclut-il désormais des modules obligatoires sur la gestion des crises hybrides et la désinformation, domaines devenus critiques pour nos postes à l'étranger? 5. Comment comptez-vous communiquer auprès des universités belges pour rassurer les jeunes talents sur la régularité future de ces concours et éviter la fuite des cerveaux vers le secteur privé ou les institutions internationales? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B049
|
| Date publication | 21/04/2026, 20252026 |
| Réponse |
1. a) Comme indiqué sur le site de notre SPF, aucun concours diplomatique ne sera organisé en 2026. Il n'existe donc, à ce stade, ni date d'ouverture des inscriptions ni calendrier des épreuves. Le prochain concours est prévu pour 2027, mais le calendrier détaillé de cette édition n'a pas encore été arrêté. b) La procédure de sélection des stagiaires de la carrière extérieure s'étend en moyenne sur près d'une année. Dès lors, la liste des lauréats utilisable pour les recrutements n'est disponible qu'au cours de l'année qui suit la procédure. Ainsi, le recrutement de 15 stagiaires francophones et 15 néerlandophones en 2026 sera effectué à partir de la réserve de lauréats issue de l'examen diplomatique de 2023. 2. a) Sur la base des tendances observées au cours de la dernière décennie, un afflux notable de candidatures est envisageable après trois années sans concours. Toutefois, il demeure très improbable que le nombre de candidats dépasse les 3.000. Une estimation réaliste se situe plutôt autour de 2.300 candidats, ce qui correspond aux volumes généralement constatés après une interruption de plusieurs années. b) Pour ce qui concerne les aspects logistiques liés à l'organisation des épreuves, je renvoie à ma collègue, la ministre Matz, compétente pour les mesures opérationnelles prises par Travaillerpour.be. La collaboration entre nos deux organisations s'étend sur une période d'environ six mois précédant le début du concours et se poursuit durant toute la phase des épreuves. Elle comprend notamment une planification minutieuse du calendrier des différentes épreuves, la définition du format de chacune d'elles, l'organisation de la communication liée au concours, ainsi que la mobilisation des correcteurs et des membres de jury nécessaires au bon déroulement de la procédure de sélection. 3. a) Depuis la réforme de 2014, le concours diplomatique évalue systématiquement les candidats dans les trois grands domaines de la carrière extérieure - politico-économique, consulaire et coopération au développement - assurant ainsi une préparation large et en phase avec les exigences de la diplomatie contemporaine. L'arrêté royal du 19 avril 2024 relatif au statut des agents de la carrière extérieure et consulaire introduit en effet une certaine flexibilité dans l'organisation du concours. Les épreuves ont toutefois toujours permis d'interroger les candidats sur l'ensemble des enjeux internationaux, y compris les domaines émergents tels que la diplomatie économique, la cybersécurité, le climat ou d'autres thèmes dictés par l'actualité. b) Le SPF accorde une importance majeure à l'inclusion, l'égalité des genres et la diversité dans ses recrutements. Cette priorité est pleinement intégrée à la politique du SPF. Nous menons notamment des actions ciblées pour attirer davantage de femmes vers la carrière diplomatique, comme en témoigne l'évènement "Ambassadrice de demain". Un dispositif de communication large - podcasts, campagnes radio, journaux et réseaux sociaux - vise également à toucher un public diversifié. En parallèle, la participation à des salons de l'emploi et l'accueil et la visite d'écoles et d'universités permettent de présenter la carrière diplomatique au plus grand nombre. 4. a) Aucun budget spécifique n'a encore été déterminé pour la campagne de communication liée au prochain concours. De manière générale, les actions de communication - qu'il s'agisse des campagnes informatives, des podcasts, des événements ou encore des supports visuels - sont conçues et produites en interne.? Leur coût ne se traduit donc pas en dépenses externes, mais s'évalue avant tout en termes d'heures de travail investies par le personnel chargé de leur conception, de leur réalisation et de leur diffusion. S'agissant de la formation des stagiaires, le coût total de la formation du dernier groupe, composé de 29 stagiaires, s'élève à environ 107.000 euros. Il convient de préciser que ce montant ne couvre pas les formations assurées en interne, dont les coûts sont intégrés dans le fonctionnement général du SPF et ne font pas l'objet d'une ventilation budgétaire distincte. b) La formation des lauréats repose sur un stage diplomatique de 24 mois, orienté vers les réalités actuelles de la carrière extérieure. Le nouveau statut de la carrière extérieure, en vigueur depuis le 1er janvier 2026, porte de 12 à 14 le nombre de mois passés à l'administration centrale pour les formations et l'accompagnement intensif assurés par le SPF. Cette adaptation répond à la volonté du SPF d'approfondir les connaissances de nos futurs diplomates dans un environnement toujours plus diversifié et complexe. Dans ce cadre - et en cohérence avec les compétences évaluées lors de la procédure de sélection - le SPF veille à ce que la formation pratique des stagiaires couvre l'ensemble des enjeux internationaux. Cela concerne tant les thématiques classiques que les domaines émergents tels que la diplomatie économique, la cybersécurité, le climat ou d'autres sujets déterminés par l'actualité. Il est donc logique que des questions liées aux crises hybrides ou à la désinformation fassent partie intégrante du programme de formation. 5. Le SPF utilise déjà ses canaux de communication - site internet, réseaux sociaux et séances d'information - pour atteindre un large public de candidats potentiels. Cette communication sera encore renforcée, notamment par une présence accrue dans les universités. Afin d'assurer une meilleure prévisibilité pour les étudiants et d'éviter la perte de talents, le SPF exprime d'ailleurs la volonté d'instaurer à l'avenir un rythme biennal pour l'organisation du concours diplomatique. |