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| Auteur | Annick Ponthier, VB (01292) |
| Département | Ministre de la Défense, chargé du Commerce extérieur |
| Sous-département | Défense, Commerce ext. |
| Titre | Coût de la défense aérienne de nos bases aériennes. |
| Date de dépôt | 03/03/2026 |
| Langue | N |
| Publication question |
B048
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| Date publication | 09/04/2026, 20252026 |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 03/04/2026 |
| Question |
La protection des bases aériennes contre des menaces comme les drones, les missiles de croisière et les missiles balistiques constitue un élément essentiel de la défense aérienne nationale. Je souhaiterais donc obtenir un relevé détaillé des points suivants. 1. Quels sont les systèmes actuellement prévus ou planifiés pour la défense aérienne: - des bases opérationnelles principales (Florennes et Kleine-Brogel); - d'éventuels terrains de déploiement ou de dispersion? 2. Quel est le coût estimé et/ou déjà engagé pour: - les systèmes de détection (radars, capteurs); - les capacités anti-drones; - les systèmes de défense sol-air; - l'infrastructure de commandement et de contrôle? 3. Combien de membres du personnel supplémentaires sont nécessaires pour: - la surveillance et la sécurisation permanentes; - l'exploitation des systèmes de défense aérienne; - la maintenance et l'appui opérationnel? 4. Ces besoins en personnel seront-ils couverts structurellement dans le cadre du plan de personnel actuel de la Défense ou nécessiteront-ils des recrutements supplémentaires? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B051
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| Date publication | 18/05/2026, 20252026 |
| Réponse |
1. Comme expliqué dans la Vision Stratégique 2025 (cfr. Page C-29), approuvée par le Conseil des ministres le 18 juillet 2025, la Belgique investira durant l'actuelle législature dans un système de défense aérienne (Surface-Based Air and Missile Defence - SBAMD) pour protéger tout le territoire national, avec un focus sur les infrastructures sensibles. Le gouvernement s'est prononcé en faveur d'une coopération renforcée dans ce domaine au sein du Benelux. - La construction progressive de cette capacité commencera tout d'abord par l'acquisition de 10 batteries de tir (Firing Units) à courte et moyenne portée de type NASAMS (short/medium range - Norwegian Advanced Surface to Air Missile System), un système déjà acquis par les Pays-Bas. Il présente l'avantage d'être un système polyvalent, capable d'assurer à la fois la défense à courte et moyenne portée. Sa compatibilité avec certaines munitions déjà utilisées par les F-35, ainsi que sa disponibilité à court terme, en font une solution à la fois pragmatique, cohérente et stratégique. - Ensuite, notre pays se dotera de trois batteries de tir (Firing Units) de longue portée (long range) afin de compléter la défense multicouche SBAMD. Une coopération dans le cadre Benelux et une interopérabilité totale avec les capacités de combat aérien, au sein desquelles les systèmes SBAMD s'intègrent pour assurer la défense aérienne, devront impérativement être garanties. 2. La loi du 21 décembre 2025 de programmation militaire en matière d'investissements, de personnel et de renforcement technologique pour la période 2026-2034 prévoit un montant d'engagement d'environ 4,013?milliards d'euros (cst 2026) pour la création d'une capacité SBAMD. Un montant d'engagement d'environ 2,032 milliards d'euros (cst 2026) est prévu à cet effet pour l'acquisition de 10 batteries de tir (Firing Units) à courte et moyenne portée de type NASAMS, y compris des dispositifs de lancement, des radars, du matériel de soutien, des véhicules, un stock initial de pièces de rechange et une formation initiale. L'achat du stock initial de munitions, d'une valeur d'environ 1,1?milliard d'euros, sera financé par des moyens de fonctionnement au cours des prochaines années. 3. Une unité de tir NASAMS peut être mise en oeuvre par 30 à 70 personnes, en fonction de la situation et du niveau de menace. Ce nombre comprend le commandement de l'unité, le personnel opérationnel chargé de déployer et de protéger le système d'armes ainsi qu'une partie du personnel de maintenance afin d'assurer le premier niveau de maintenance opérationnelle sur le terrain. Pour effectuer une maintenance plus approfondie des dix unités de tir NASAMS, on compte environ 300 personnes. 4. Dans une première phase et en fonction de la priorité, les systèmes de défense aérienne seront pourvus en personnel par le biais d'un recrutement interne. Au fur et à mesure que davantage de systèmes seront livrés et mis en service, un effort de recrutement supplémentaire sera effectivement nécessaire. Ce besoin est compris dans l'augmentation de personnel prévue. |