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| Auteur | Christophe Lacroix, PS (06389) |
| Département | Ministre de la Défense, chargé du Commerce extérieur |
| Sous-département | Défense, Commerce ext. |
| Titre | L'autonomie stratégique en manière de renseignements. |
| Date de dépôt | 19/02/2026 |
| Langue | F |
| Publication question |
B047
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| Date publication | 31/03/2026, 20252026 |
| Statut question | Question publiée sans réponse |
| Date de délai | 27/03/2026 |
| Question |
La société Palantir a annoncé le 15 décembre 2025 avoir prolongé de trois ans son contrat avec la Direction Générale de la Sécurité Intérieure française. Une décision prise "dans l'attente du déploiement d'un nouvel outil souverain" selon le renseignement intérieur français. La firme américaine a été fondée en 2003 notamment par Alex Karp, son PDG actuel, et Peter Thiel, un milliardaire libertarien qui a cofondé PayPal. Celui-ci ne fait pas mystère de sa proximité avec Donald Trump, dont il est un fervent soutien. À sa création, l'entreprise a par ailleurs bénéficié de l'aide d'un fonds d'investissement de la Central Intelligence Agency (CIA). Palantir propose ses services à plusieurs agences gouvernementales américaines, dont le FBI, le département de la Défense ou encore la police fédérale de l'immigration (Immigration and Customs Enforcement) qui fait tristement le haut de l'actualité, mais aussi à la police de Los Angeles ou à l'armée israélienne. Plusieurs ONG, comme Amnesty International, accusent Palantir d'avoir recours à des pratiques illégales, comme la surveillance de masse et l'atteinte aux libertés individuelles. Au-delà de ces craintes sévères en matière de droits et libertés fondamentales, le recours à cette société américaine pose de lourdes questions en matière d'autonomie stratégique européenne et plus particulièrement belge dans un contexte où l'administration de Trump a montré clairement et à plusieurs reprises ne plus nous considérer comme un allié ou même comme une Union (territorialement) souveraine. 1. Lors de votre mission en Californie, vous avez rencontré le Chief of Defence de la direction de Palantir comme en témoigne un post sur leur LinkedIn. Comment justifiez-vous cette visite? Quels ont été les sujets abordés et le contenu des échanges? 2. Est-il dans votre intention de recourir aux "services" de cette société américaine? Si oui, pour quels services et selon quels agenda, montants et garde-fous? 3. À l'instar de la France et au regard de l'évolution géopolitique, la Belgique travaille-t-elle aussi, seule ou avec d'autres États membres de l'Union européenne à des solutions souveraines en matière de renseignements militaires en dehors de l'OTAN? |