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| Auteur | Anthony Dufrane, MR (06327) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté |
| Sous-département | Aff. sociales, Santé publ., Lutte contre la pauvreté |
| Titre | Les sodas 100 % sucre et les édulcorants. |
| Date de dépôt | 23/02/2026 |
| Langue | F |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 27/03/2026 |
| Question |
Aux États-Unis, une tendance émergente pousse certains consommateurs à privilégier des sodas 100 % sucre, souvent à base de sirop de maïs, en réaction aux controverses entourant les édulcorants artificiels. En Belgique, cette tendance n'est pas (encore) présente mais elle soulève des questions sur l'utilisation du sucre de betterave dans les boissons gazeuses. De même, il est pertinent de se questionner sur les risques sanitaires liés à la consommation excessive de sucres raffinés ou d'édulcorants comme l'aspartame et l'acésulfame K. Alors que les édulcorants sont souvent présentés comme une alternative pour réduire l'apport calorique, leurs effets sur la santé font l'objet de débats, tout comme les risques associés à une consommation accrue de sucre. Il est donc essentiel de clarifier la position de la Belgique face à ces évolutions et d'évaluer les enjeux pour la santé publique. 1. a) Comment analysez-vous la tendance américaine vers les sodas 100 % sucre? b) Observe-t-on une évolution similaire en Belgique? c) Quelle est la position de votre SPF concernant l'utilisation de sucre de betterave dans les sodas? d) Quels sont les avantages ou inconvénients sanitaires par rapport aux édulcorants artificiels? 2. Quels sont les risques sanitaires identifiés liés à la consommation de sodas contenant du sucre de betterave, notamment en termes d'obésité, de diabète ou de caries dentaires? 3. a) Quelle est l'évaluation actuelle des risques liés à l'aspartame et à l'acésulfame K, notamment à la lumière des dernières recherches scientifiques? b) Des restrictions ou des recommandations particulières sont-elles envisagées pour encadrer l'utilisation de ces édulcorants dans les boissons en Belgique? 4. Comment votre SPF collabore-t-il avec les acteurs de l'industrie agroalimentaire pour promouvoir des alternatives plus saines, comme la réduction du sucre ou l'utilisation d'édulcorants naturels? 5. Envisagez-vous de renforcer la réglementation concernant l'étiquetage des boissons sucrées et édulcorées? 6. Quelles sont les priorités de votre SPF pour réduire la consommation excessive de sucre et d'édulcorants artificiels dans l'alimentation des Belges? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B047
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| Date publication | 31/03/2026, 20252026 |
| Réponse |
1. a) La tendance observée aux États-Unis semble principalement liée aux débats autour des édulcorants artificiels. Du point de vue de la santé publique, la priorité reste la réduction globale de la consommation de boissons sucrées. b) À ce stade, aucune tendance comparable n'a été observée en Belgique. Les données de consommation disponibles ne montrent pas de déplacement notable vers des sodas contenant exclusivement du sucre. c) Le sucre de betterave est largement utilisé en Europe. Qu'il vienne de la canne ou de la betterave, le sucre blanc est chimiquement du saccharose (un disaccharide composé du glucose et de fructose). D'un point de vue nutritionnel, son origine n'entraîne pas de différence significative pour la santé. d) Les boissons sucrées apportent une quantité importante de sucres libres et de calories, ce qui peut contribuer à une consommation énergétique excessive. Les édulcorants autorisés permettent de réduire l'apport calorique, mais leur utilisation doit également rester modérée dans le cadre d'une alimentation équilibrée. 2. Comme pour toutes les boissons sucrées, une consommation élevée est associée à un risque accru d'obésité, de diabète de type 2 et de caries dentaires. Ces effets sont liés à la quantité de sucres consommés et non à l'origine du sucre. 3. a) Les édulcorants tels que l'aspartame et l'acésulfame K sont des additifs autorisés dans l'Union européenne après l'évaluation scientifique par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Aux niveaux de consommation considérés comme sûrs (doses journalières admissibles), il n'y a pas de risque pour la santé. Les autorités continuent néanmoins de suivre régulièrement l'évolution des connaissances scientifiques. b) La Belgique applique la réglementation européenne en vigueur. À ce stade, aucune mesure nationale supplémentaire n'est envisagée. 4. Le SPF Santé publique collabore avec les acteurs du secteur alimentaire dans le cadre d'initiatives volontaires visant à réduire la teneur en sucres des produits (y compris les boissons rafraichissantes), améliorer leur composition nutritionnelle et encourager des alternatives plus saines. 5. La Belgique applique la réglementation européenne relative à l'étiquetage nutritionnel. De plus, comme vous les savez, depuis avril 2019, la Belgique a adopté le Nutri-Score pour aider les consommateurs à mieux comprendre l'étiquetage nutritionnel obligatoire. Les fabricants de denrées alimentaires peuvent donc utiliser de façon volontaire le Nutri-Score sur les emballages. Ainsi, il est plus facile pour les consommateurs d'identifier les alternatives plus saines à l'intérieur d'une catégorie de produits y compris les boissons. En outre, une nouvelle version de calcul du Nutri-Score, score plus sévèrement les boissons édulcorées (Nutri-Score passant de B à C voire D). 6. Les priorités portent sur la sensibilisation des consommateurs à une alimentation équilibrée grâce notamment à l'utilisation du Nutri-Score, la réduction des sucres ajoutés dans les produits alimentaires (sans toutefois avoir recours à plus d'édulcorants), la promotion de l'eau comme boisson de référence et la surveillance scientifique continue des ingrédients utilisés dans l'alimentation. |