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| Auteur | Hervé Cornillie, MR (06318) |
| Département | Ministre de la Mobilité, du Climat et de la Transition environnementale |
| Sous-département | Mobilité, Climat, Transition environ. |
| Titre | La sécurité dans nos gares belges (QO 013017C). |
| Date de dépôt | 17/02/2026 |
| Langue | F |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 20/03/2026 |
| Question |
Je souhaite attirer votre attention sur la situation préoccupante en matière de sécurité et de gestion des espaces ferroviaires, en particulier dans certaines gares (en milieu urbain ou semi-rural) belges fréquentées quotidiennement par de nombreux jeunes et mineurs. Leuze-en-Hainaut, Menin, Saint-Trond, Audenarde, Vilvoorde, Tamines: aux quatre coins de la Belgique, les autorités locales s'inquiètent de la sécurité aux abords de leurs gares, notamment aux heures d'entrée et de sortie des cours. Des faits récurrents sont signalés tant par les utilisateurs, autorités locales que parents concernés, et relayés dans la presse: attroupements, intimidations, règlements de compte entre jeunes, bagarres, insultes collectives, ainsi qu'une présence de drogues. Des incidents récents, filmés par des bandes de mineurs, ont encore nécessité une intervention policière récemment à Leuze, tandis que des scènes d'intimidation se déroulent parfois à l'intérieur même de la gare, dans des espaces relevant directement de la gestion ferroviaire. Début octobre 2025, une intervention policière à la gare de Vilvorde avait amené à un constat sans appel: un tiers des 51 jeunes contrôlés étaient en possession de drogue. Ces situations créent un climat d'insécurité pour les jeunes usagers et leurs familles. Si la police locale effectue des rondes régulières, celles-ci ne peuvent constituer à elles seules une réponse suffisante et durable, même malgré les efforts des autorités locales de mettre en place des démarches positives (réaffectation des bâtiments, présence humaine et sociale, réaménagement des espaces publics, coopérations diverses). 1. Comment évaluez-vous, en tant que ministre en charge de la Mobilité et des gares, la situation actuelle en matière de sécurité et de qualité de l'environnement dans les gares belges, en particulier celles fréquentées par un public scolaire important? 2. Quelles sont aujourd'hui les responsabilités et marges d'action de la SNCB et de Securail pour prévenir les phénomènes d'intimidation, de violence et de délinquance au sein même des bâtiments et abords immédiats des gares? 3. Des dispositifs spécifiques sont-ils prévus ou pourraient-ils être développés dans les gares identifiées comme sensibles, notamment aux heures scolaires en milieu semi-rural? 4. Comment la SNCB collabore-t-elle concrètement avec les communes et les zones de police afin d'assurer une réponse coordonnée et rapide aux problématiques de sécurité dans les gares de taille moyenne ou situées hors des grands centres urbains? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B046
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| Date publication | 23/03/2026, 20252026 |
| Réponse |
La sécurité dans et autour des gares belges constitue une priorité absolue. Les réponses que je donne à ce sujet presque à chaque commission Mobilité en témoignent. Je souhaite en rappeler les points essentiels. La SNCB avec CSS/Securail travaille en étroite collaboration avec les polices locales et fédérales afin de garantir la sécurité dans les gares. Des patrouilles régulières, la vidéosurveillance et une présence renforcée de Securail constituent le socle de cette politique de sécurité. Toutefois, dans certains cas ces efforts ne suffisent pas toujours à eux seuls pour apporter une solution durable. C'est pourquoi des plans de sécurité multidisciplinaires sont élaborés, adaptés aux besoins locaux et en concertation avec les communes et les zones de police. Les équipes de Securail effectuent des contrôles préventifs, signalent les situations suspectes et collaborent étroitement avec la police. Dans les gares identifiées comme "sensibles", des mesures complémentaires sont mises en place, telles qu'un renforcement de la présence Securail aux heures de pointe, une coopération avec les établissements scolaires et un déploiement flexible basé sur des analyses de risque actualisées. La SNCB collabore également de manière structurelle avec les communes et les zones de police via des plateformes de concertation et des actions conjointes. La police locale dispose depuis plusieurs mois d'un accès aux images des caméras, et des interventions coordonnées sont organisées en cas d'incident. Parallèlement, des réaménagements des espaces en gare sont réalisés afin de renforcer le contrôle social et de favoriser un environnement plus sûr. Le manque de capacité de la Police des Chemins de fer (SPC) constitue un thème central dans les discussions sur le renforcement de la collaboration entre Securail et la police fédérale. Cette collaboration porte non seulement sur un éventuel accroissement des effectifs de la SPC, mais aussi sur l'optimisation d'autres moyens de soutien, notamment les outils technologiques. Un exemple concret - je viens de l'évoquer - est l'accord permettant à la police locale et fédérale d'accéder en temps réel aux images des caméras de la SNCB "dans" et "autour" des gares. Mon cabinet travaille, en collaboration avec celui de l'Intérieur et la SNCB, à une modification législative visant à permettre l'équipement des agents Securail, ainsi que, le cas échéant, des accompagnateurs de train et de certaines catégories de personnel des autres entreprises de transport public, de caméras corporelles (bodycams), sur la base d'un cahier des charges commun et inspiré de celui de la police fédérale. La SNCB continue de miser sur une approche intégrée, fondée sur la prévention, la répression et la coopération. La sécurité dans les gares est une responsabilité partagée et nécessite des efforts constants de la part de l'ensemble des partenaires concernés. |