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Bulletin n° : B046 - Question et réponse écrite n° : 0373 - Législature : 56


Auteur Nabil Boukili, PVAPTB (07133)
Département Ministre de la Défense, chargé du Commerce extérieur
Sous-département Défense, Commerce ext.
Titre Achat frégates.
Date de dépôt09/02/2026
Langue F
Publication question     B046
Date publication 23/03/2026, 20252026
Statut questionRéponses reçues
Date de délai13/03/2026

 
Question

Le gouvernement Arizona souhaite acheter une troisième frégate de type Anti-Submarine Warfare Frigate via les Pays-Bas. Selon la Vision stratégique, son prix d'achat est de 1,2 milliard d'euros. 1. Pourquoi acheter une troisième frégate? 2. La Belgique coopère étroitement avec les Pays-Bas dans le domaine maritime. Pourquoi et à quel niveau la capacité conjointe actuelle est-elle insuffisante? 3. Quelles missions et opérations les frégates belges mèneront-elles? S'agit-il de la défense de la zone maritime belge, d'obligations de l'OTAN, de missions de l'Union européenne, d'opérations internationales dans le cadre d'une politique étrangère plus large, d'une combinaison de ces missions ou d'autres missions? 4. Combien de frégates sont nécessaires pour défendre le littoral belge? 5. Dans le cadre du plan opérationnel 2026, où prévoyez-vous de déployer les frégates?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B047
Date publication 31/03/2026, 20252026
Réponse

1. L'acquisition d'une troisième frégate s'inscrit dans une logique de disponibilité opérationnelle et de résilience. Une flotte limitée à deux unités est structurellement plus vulnérable aux indisponibilités liées à l'entretien majeur, aux modernisations et aux contraintes d'équipage. Une troisième unité renforce la capacité à maintenir une présence et une contribution opérationnelle plus constante, tout en assurant la formation et le maintien des compétences. 2. La coopération avec les Pays-Bas est structurelle et couvre les niveaux stratégiques, capacitaires, opérationnels et logistiques. Elle améliore l'interopérabilité et permet des synergies en matière de formation, doctrine et soutien. Toutefois, la coopération ne remplace pas le besoin pour chaque pays de disposer d'une masse critique nationale pour pouvoir répondre de manière souveraine aux tâches nationales et aux engagements internationaux. 3. Les frégates belges peuvent être engagées dans une combinaison de missions, notamment: - la contribution aux opérations maritimes de l'OTAN ou de l'UE; - des déploiements internationaux conformes à la politique étrangère et de sécurité, dans le respect des décisions gouvernementales; - des missions de présence, de surveillance et de protection d'intérêts maritimes, en complément des autres moyens nationaux. 4. La défense du littoral ne repose pas uniquement sur des frégates. Elle exige une approche globale et multicouche, combinant surveillance, moyens de réaction, coopération avec les autorités civiles compétentes et coordination avec les alliés. Les frégates constituent une capacité principalement orientée vers des engagements collectifs. Leur nombre n'est pas déterminant pour la défense du littoral. 5. Les déploiements des frégates belges en 2026 ont été indiqués dans la Proposition d'engagement opérationnel Belge en 2026, approuvée par le Conseil des ministres le 12 décembre 2025 et discutée le même jour au sein de la commission de la Défense.