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| Auteur | Niels Tas, Voorui (07921) |
| Département | Vice-premier ministre et ministre des Finances et des Pensions, chargé de la Loterie Nationale et des Institutions culturelles fédérales |
| Sous-département | Finances, Pensions, Loterie Nat., ICF |
| Titre | La Belgique sous l'angle de la prospérité mondiale. (QO 012525C) |
| Date de dépôt | 18/02/2026 |
| Langue | N |
| Statut question | Réponses reçues |
| Date de délai | 20/03/2026 |
| Question |
Le périodique The Economist a publié une analyse détaillée des performances économiques des pays dans le monde entier. Les résultats sont impressionnants: lorsqu'on tient compte de la prospérité ajustée aux prix locaux et au nombre d'heures de travail, la Belgique occupe une brillante quatrième place historique au niveau mondial. Seuls la Norvège, le Luxembourg et le Qatar nous devancent. Cela signifie que la Belgique offre le niveau de vie réel le plus élevé de toutes les grandes économies diversifiées d'Europe, avec un score largement supérieur à celui de pays voisins tels que les Pays-Bas, l'Allemagne et la France. Pour notre groupe, ces résultats sont la confirmation ultime que la réussite économique et la protection sociale sont indissociables. Ils démontrent qu'en misant sur une productivité élevée et une répartition équitable, nous avons créé une société qui figure parmi les meilleures au monde. Les estimations réalisées récemment par le Bureau fédéral du Plan (janvier 2026) renforcent cette image positive. Avec un taux d'inflation qui se stabilise à 1,8 % et une économie qui demeure résiliente, la Belgique démontre qu'elle navigue dans la bonne direction. 1. Comment réagissez-vous aux constatations de The Economist, selon lesquelles le pouvoir d'achat réel des citoyens belges est l'un des plus élevés au monde? 2. Comment le gouvernement exploitera-t-il cette position unique de "leader mondial en matière de prospérité" pour continuer à garantir, dans les prochaines années, le pouvoir d'achat des citoyens dony les revenus sont très faibles à moyens, ainsi que pour limiter les inégalités? 3. Quelles mesures fiscales complémentaires envisagez-vous de prendre en vue d'une utilisation encore plus équitable des effets de cette productivité élevée pour les transformer en une bouffée d'oxygène supplémentaire pour les actifs, afin que la Belgique demeure un modèle de progrès social dans le futur également? |
| Statut | 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée |
| Publication réponse |
B046
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| Date publication | 23/03/2026, 20252026 |
| Réponse |
1. Toute information positive concernant la prospérité économique de nos citoyens est la bienvenue. Je ne pense toutefois pas que nous devions nous en satisfaire outre mesure, car nous restons confrontés à d'importants défis structurels - notamment la hausse des charges d'intérêts, les incertitudes géopolitiques, l'élargissement de l'écart de productivité, la perte de compétitivité de notre industrie, l'augmentation des coûts liés au vieillissement, pour n'en citer que quelques-uns - qui, à politique inchangée, hypothèquent notre prospérité. C'est pour cette raison que ce gouvernement continue de se concentrer sur ses domaines clés - le marché du travail, la fiscalité, les pensions et la défense. Dans le cadre de l'accord d'été et du récent accord budgétaire, des mesures supplémentaires ont encore été décidées récemment. 2 et 3. Pour nos citoyens, l'écart avec d'autres pays prospères est le plus marqué en ce qui concerne les charges pesant sur le travail. Les travailleurs doivent verser une part nettement plus importante à l'État que dans des pays ayant un modèle socio-économique comparable. Un salaire net plus faible a également un impact sur le pouvoir d'achat ainsi que sur le coût total du travail pour les employeurs (comme l'illustre le "coin salarial"). Cela a déjà été constaté à plusieurs reprises par différentes institutions, dont le Conseil supérieur des Finances, la Commission européenne, le Fonds Monétaire International et l'Organisation de Coopération et de Développement Économiques. Je présenterai prochainement devant cette commission le projet de loi organisant la réforme fiscale. Cette proposition du gouvernement a pour priorité de réduire la charge fiscale sur le travail. Les trois éléments centraux de cette réforme (l'augmentation de la quotité exemptée d'impôt, la cotisation spéciale de la sécurité sociale deviendra single proof et le renforcement du bonus à l'emploi) entraînent une réduction significative des charges, dont bénéficieront le plus, en termes absolus et relatifs, les travailleurs à revenus faibles à médians. Par ailleurs, le projet de loi réduit également certains avantages fiscaux afin d'inciter les personnes en capacité de travailler à intégrer le marché du travail. En complément de l'initiative des partenaires sociaux visant à relever cette année le salaire minimum statutaire, le revenu minimum mensuel moyen garanti, et éventuellement à nouveau en 2028, le gouvernement prévoit des mesures afin de maximiser l'augmentation du salaire net mensuel. La cellule stratégique prépare également une proposition comportant des mesures supplémentaires visant à attirer en Belgique des investissements favorisant la productivité, dans le cadre d'une loi visant à améliorer le climat d'investissement. J'y reviendrai en temps utile. |