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Bulletin n° : B046 - Question et réponse écrite n° : 0867 - Législature : 56


Auteur Vincent Van Quickenborne, Anders (00972)
Département Vice-premier ministre et ministre de l'Emploi, de l'Économie et de l'Agriculture
Sous-département Emploi, Économie, Agriculture
Titre La forte croissance du travail à temps partiel au sein de la génération Z (QO 013208C).
Date de dépôt17/02/2026
Langue N
Publication question     B046
Date publication 23/03/2026, 20252026
Statut questionQuestion publiée sans réponse
Date de délai20/03/2026

 
Question

Selon les chiffres récents d'Eurostat, largement relayés par De Standaard et VRT NWS, en Belgique, 31,5% des jeunes âgés de 15 à 29 ans travaillent aujourd'hui à temps partiel. En un an, cela représente une hausse de 28%, alors que la moyenne européenne n'augmente pratiquement pas. La Belgique figure ainsi parmi les pays affichant les scores les plus élevés à cet égard, se distinguant nettement de la tendance observée dans d'autres États membres. Il est frappant de constater que cette évolution ne concerne pas uniquement les jeunes femmes: de plus en plus de jeunes hommes optent eux aussi pour un emploi à temps partiel. Selon Acerta, il s'agit souvent de jeunes qui choisissent délibérément un emploi principal à temps partiel combiné à un second emploi, un flexi-job ou une activité indépendante. Le modèle traditionnel consistant à travailler cinq jours par semaine dans le cadre d'un même emploi semble perdre de son attractivité auprès d'une partie croissante des jeunes. Parallèlement, ces analyses évoquent également un contexte d'incertitude économique, une prudence accrue dans les recrutements et une difficulté, particulièrement pour les jeunes, à accéder à des emplois à temps plein. Dès lors, une question se pose: cette évolution reflète-t-elle uniquement des préférences individuelles ou révèle-t-elle aussi des obstacles structurels sur notre marché du travail? 1. Comment évaluez-vous cette croissance forte et rapide du travail à temps partiel au sein de la génération Z? La considérez-vous surtout comme une flexibilisation positive ou également comme un signal préoccupant? 2. Dans quelle mesure cet emploi à temps partiel est-il réellement volontaire? Disposez-vous de données distinguant le temps partiel volontaire du temps partiel involontaire chez les 15-29 ans? 3. Quel rôle joue l'extension du système des flexi-jobs dans cette évolution? Comment le gouvernement veille-t-il à ce que ce dispositif reste complémentaire et ne remplace pas des emplois à temps plein? Veuillez fournir les chiffres pertinents. 4. Comment évaluez-vous les conséquences à long terme de cette tendance sur la sécurité des revenus, la protection sociale et la constitution d'une pension pour les jeunes travailleurs? 5. Quelles mesures politiques prenez-vous ou envisagez-vous pour offrir à nouveau aux jeunes des perspectives de carrière durables et de qualité, permettant une certaine flexibilité sans entraîner une précarité structurelle?