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Question et réponse écrite n° : 0925 - Législature : 56


Auteur Lode Vereeck, VB (06487)
Département Vice-premier ministre et ministre des Finances et des Pensions, chargé de la Loterie Nationale et des Institutions culturelles fédérales
Sous-département Finances, Pensions, Loterie Nat., ICF
Titre Euro numérique.
Date de dépôt05/02/2026
Langue N
Statut questionRéponses reçues
Date de délai13/03/2026

 
Question

La Banque centrale européenne (BCE) souhaite émettre un euro numérique. Cette monnaie viendrait s'ajouter à l'euro fiduciaire (également émis par la BCE) et à l'euro scriptural (émis par les banques commerciales). La BCE deviendrait ainsi un concurrent direct des banques commerciales, qui seraient contraintes de mettre l'euro numérique à la disposition de leurs clients. Des coûts élevés s'ensuivraient pour les banques (entre 18 et 30 milliards d'euros), ainsi que de vives inquiétudes quant à leur stabilité financière car, si tous les citoyens de la zone euro retiraient simultanément 3.000 euros de leur compte et les convertissaient en euros numériques, environ 700 milliards d'euros, soit 8,2 % de la monnaie scripturale des comptes bancaires européens, disparaîtraient. En outre, l'euro numérique est une monnaie programmable. Cela signifie que la BCE peut décider qui peut dépenser son argent, quand, quel montant et à quelles fins. 1. Quelle est la position du gouvernement fédéral concernant l'euro numérique? Le gouvernement soutient-il son introduction ou s'y oppose-t-il? Pourquoi le gouvernement y est-il favorable ou défavorable? 2. Quelle est l'incidence de l'introduction de l'euro numérique sur les coûts et la stabilité financière des banques belges Belfius, KBC, Argenta et Crelan?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B045
Date publication 13/03/2026, 20252026
Réponse

1. La dépendance à l'égard de solutions de paiement étrangères entraîne des vulnérabilités, ce qui rend souhaitable la mise en place d'un système de paiement paneuropéen. 2. Les conséquences pour la stabilité financière des banques européennes - y compris belges - ont déjà été analysées de manière approfondie par la Banque centrale européenne, des universitaires et des experts. Il ressort de ces analyses que l'introduction de l'euro numérique pour les paiements du quotidien n'aurait pas d'impact négatif sur la stabilité financière de ces établissements, y compris dans le scénario extrême que vous évoquez. En outre, des ruées bancaires numériques peuvent déjà se produire aujourd'hui, comme cela a été observé à l'étranger. Les analyses de stabilité financière tiennent compte d'indicateurs tels que les variations des dépôts bancaires, les ratios de liquidité de base, la rentabilité des banques et la dynamique de l'octroi de crédits. La pertinence de ces analyses reste garantie, puisqu'elles sont régulièrement actualisées afin de tenir compte des évolutions du marché et de l'économie. Des recherches récentes indiquent que les coûts réels de mise en oeuvre seront probablement nettement inférieurs aux estimations initiales figurant dans le rapport PwC et dans plusieurs autres études sectorielles. Cette réduction des coûts peut être obtenue grâce à une utilisation optimale des synergies et au partage des coûts, qui constituent des stratégies courantes dans le secteur des paiements.