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Question et réponse écrite n° : 0893 - Législature : 56


Auteur Carmen Ramlot, LENGAG (07288)
Département Vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté
Sous-département Aff. sociales, Santé publ., Lutte contre la pauvreté
Titre Le virus de Nipah.
Date de dépôt18/02/2026
Langue F
Statut questionRéponses reçues
Date de délai20/03/2026

 
Question

Le virus Nipah est un virus qui se transmet généralement aux humains par les animaux ou par des aliments contaminés. À l'heure actuelle, il semblerait que seuls quelques cas aient été confirmés en Inde. Mais son taux de mortalité qui varie de 40 à 75 % selon l'Organisation mondiale de la Santé et le fait qu'aucun vaccin n'existe à l'heure actuelle nous invitent à la prudence. Sachant que notre pays reste marqué par la crise du COVID-19, il nous semble nécessaire de faire un état des lieux des mesures prises en Belgique pour la gestion de ce risque sanitaire potentiel et pour apaiser les inquiétudes que notre population pourrait ressentir. 1. Quelles mesures concrètes sont mises en place aujourd'hui en Belgique pour prévenir l'introduction et la propagation de virus tels que le virus Nipah sur notre territoire? 2. Les capacités de détection, de prise en charge et d'isolement des cas suspects sont-elles suffisantes dans nos hôpitaux et nos services de santé? 3. Est-ce qu'une stratégie de communication pour informer la population et les acteurs de la santé, sans susciter d'inquiétude excessive, est envisagée?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B045
Date publication 13/03/2026, 20252026
Réponse

1. Le risque d'importation de ce type de virus reste très faible. Nous pouvons confirmer que ce foyer épidémique en Inde et un cas au Bengladesh (sans lien avec le foyer en Inde) ne touche actuellement que peu de personnes (moins de 10 cas) faisant partie du corps médical au sein d'un hôpital, il s'agit donc d'un foyer intrahospitalier (infection nosocomiale) et il n'existe pas d'éléments qui puissent indiquer une extension du foyer au sein de la population. Le réservoir de la maladie est une chauve-souris frugivore, qui n'est pas présente en Europe, et la transmission interhumaine est rare et se fait par contact de fluide principalement entre le patient et le clinicien. Des discussions avec le groupe d'évaluation des risques coordinateur et les membres du risk management group confirment ce risque faible d'importation du virus en Belgique comme le suggère également le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies. L'Organisation mondiale de la Santé estime que le risque pour la santé publique posé par le virus Nipah au niveau mondial est faible, car aucun cas de propagation n'a été confirmé en dehors de l'Inde. Nous continuons à surveiller ce foyer épidémique de près. Pour l'ensemble de ces raisons, il n'existe pas de mesures spécifiques prise en Belgique par rapport à l'apparition de ce virus, si ce n'est un monitoring continu de la situation épidémiologique. Par mesure de précaution générale, il est conseillé aux personnes résidant en Belgique et se rendant au Bengale-Occidental ou y résidant d'éviter les sources potentielles d'infection. Des informations ont été transmises dans ce sens aux compagnies aériennes qui se rendent en Inde, ainsi qu'à l'aéroport de Bruxelles National afin de rester vigilant par rapport à cette situation, mais aucune mesure spécifique ou de screening n'est recommandée à l'heure actuelle tant en Belgique qu'au niveau européen. 2. Pour les raisons énoncées plus haut, nous n'avons pas augmenté notre capacité de détection ou de prise en charge. Ceci étant dit nous avons en Belgique des unités spécialisées pour la prise en charge de pathologies hautement infectieuses selon une convention spécifique avec l'hôpital St Pierre à Bruxelles et avec l'hôpital UZA d'Anvers. Un accord et une convention avec des hôpitaux transfrontaliers, si notre capacité est dépassée, peut également être lancée si la situation le nécessite. 3. Pour les raisons explicitées plus haut (risque très faible) aucune stratégie de communication n'est prévue au grand public, si ce n'est la communication aux autorités aéroportuaires et aux voyageurs mentionnée plus haut.