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Bulletin n° : B045 - Question et réponse écrite n° : 0847 - Législature : 56


Auteur Victoria Vandeberg, MR (08087)
Département Vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargé de la Lutte contre la pauvreté
Sous-département Aff. sociales, Santé publ., Lutte contre la pauvreté
Titre Les tentatives de suicide chez les jeunes (QO 011583C).
Date de dépôt04/02/2026
Langue F
Publication question     B045
Date publication 13/03/2026, 20252026
Statut questionQuestion publiée sans réponse
Date de délai06/03/2026

 
Question

Les tentatives de suicide atteignent aujourd'hui un niveau inédit chez les jeunes, en particulier chez les 13-24 ans, aujourd'hui la catégorie la plus touchée au niveau national. Cette évolution s'inscrit dans une dégradation continue de la santé mentale des jeunes. La dernière Enquête nationale de santé met en évidence une hausse marquée des symptômes dépressifs chez les 15-24 ans, tandis que le rapport 2024-2025 du délégué général aux droits de l'enfant confirme cette tendance: stress, anxiété, idées suicidaires etc. tous les indicateurs sont au rouge. À l'échelle internationale, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) rappelle qu'un adolescent sur sept souffre d'un trouble mental, souvent non détecté ni pris en charge, alors que l'absence de prise en charge précoce entraîne des conséquences durables. Elle souligne l'importance cruciale d'une prévention primaire forte et multidimensionnelle. Le terrain alerte également sur un constat préoccupant: nous intervenons trop tard. Solidaris rappelle que le premier facteur de risque d'une tentative de suicide est une tentative antérieure. Or, les jeunes sont proportionnellement ceux qui bénéficient le moins d'un suivi avant et après une hospitalisation, beaucoup quittant l'hôpital sans relais suffisant, ce qui accroît fortement le risque de récidive. Les inquiétudes sont particulièrement vives concernant les jeunes en situation de précarité ou suivis dans les circuits d'aide. Solidaris démontre que les jeunes issus de ménages bénéficiant du statut BIM (bénéficiaire d'intervention majorée) sont trois fois plus nombreux à être hospitalisés pour tentative de suicide. Les résultats de l'enquête HBSC 2022 confirment que les adolescents issus des familles les moins aisées se perçoivent en moins bonne santé que ceux des milieux plus favorisés. Si la précarité constitue un facteur de risque majeur, la détresse psychique traverse toutefois l'ensemble du spectre socio-économique. 1. Comment comptez-vous renforcer concrètement la prévention primaire, identifiée par tous les experts comme prioritaire? 2. Quelles mesures urgentes envisagez-vous afin de garantir un suivi systématique avant et après chaque tentative, en particulier pour les jeunes les plus vulnérables? 3. Comment le gouvernement entend-il mieux soutenir les jeunes en situation de précarité ou suivis dans les circuits d'aide, identifiés comme des groupes à haut risque?