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Question et réponse écrite n° : 0403 - Législature : 56


Auteur Ellen Samyn, VB (07076)
Département Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement
Sous-département Aff. étrangères, Aff. europ. et Coop. dévelop.
Titre Mutilations génitales.
Date de dépôt24/02/2026
Langue N
Statut questionRéponses reçues
Date de délai27/03/2026

 
Question

Les mutilations génitales se pratiquent encore malheureusement dans certaines régions d'Afrique, d'Asie et du Moyen-Orient. On dénombre dans le monde quelque 230 millions de jeunes filles et de femmes victimes de telles mutilations. Ces horreurs n'ont aucun fondement médical. En raison des conditions d'hygiène souvent déplorables dans lesquelles sont réalisées les interventions, il n'est pas rare qu'elles soient suivies de complications graves, voire dans le pire des cas du décès de la victime. La Belgique compte plus de 23.000 femmes qui ont été excisées. En l'absence de prévention, plus de 12.000 jeunes filles mineures risquent de subir, elles aussi, des mutilations génitales. C'est durant les vacances scolaires, lorsqu'elles partent en voyage avec leurs parents dans leur pays d'origine, qu'elles courent le plus grand risque. 1. Quel rôle la Belgique joue-t-elle à l'échelle internationale dans la lutte contre les mutilations génitales féminines? 2. Notre pays coopère-t-il avec d'autres afin de lutter contre ce problème? 3. a) Abordez-vous la question avec les autorités de pays où se pratiquent des mutilations génitales sur les femmes et les jeunes filles? b) La Belgique exerce-t-elle des pressions diplomatiques afin de convaincre ces pays de la nécessité d'interdire les mutilations génitales chez les jeunes filles? 4. Quelles initiatives la Belgique prend-elle afin d'assurer le respect des conventions et des obligations internationales relatives à la protection des femmes et des jeunes filles contre les mutilations génitales? 5. Dans quelle mesure notre pays coopère-t-il avec des ONG et d'autres organisations de la société civile afin de sensibiliser davantage les pays concernés et de prendre en charge les conséquences des mutilations génitales? Dans le cas où des partenariats ont été conclus, quel budget est dégagé à cet égard? 6. Disposez-vous des chiffres, pour les années 2023 et 2024, relatifs aux victimes de mutilations génitales, par pays où les mutilations sont pratiquées? Combien de victimes sont décédées des suites de mutilations génitales?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B045
Date publication 13/03/2026, 20252026
Réponse

Selon l'UNICEF, les mutilations génitales féminines (MGF) sont encore courantes dans une trentaine de pays d'Afrique, d'Asie et du Moyen-Orient. Pour les chiffres exacts, je vous réfère aux rapports de l'UNICEF et du Fonds pour la population (FNUAP). Plusieurs organes, institutions et conventions onusiennes où la lutte contre l'excision portent sur la problématique de MGF, dont l'UNICEF, le FNUAP, l'Organisation Mondiale pour la Santé, la Convention sur l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes, la Convention relative aux droits de l'enfant et la Commission de la condition de la femme. Le FNUAP mène, en collaboration avec l'UNICEF, le plus grand programme international pour accélérer l'abandon des MGF. La Coopération belge soutient les mandats du FNUAP et de l'UNICEF avec une contribution aux fonds généraux. Le FNUAP et UNICEF travaillent en très étroit partenariat avec la société civile des pays où sont mis en oeuvre leurs projets et programmes destinés à mettre fin aux MGF. Ces organisations travaillent notamment au niveau communautaire pour sensibiliser les différents publics à la nécessité de mettre fin à ces pratiques. Notre pays plaide également pour la réalisation de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans d'autres pays, tant dans les enceintes multilatérales qu'au niveau bilatéral. Un exemple est la recommandation que la Belgique a formulée dans le contexte de l'Examen Périodique Universel de Gambie (janvier 2025) visant à renforcer les efforts en matière d'application de la législation relative à la lutte contre la discrimination et la violence basée sur le genre, notamment les MGF. Je peux vous assurer que la réalisation de la santé et des droits sexuels et reproductifs reste une priorité pour moi.