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Question et réponse écrite n° : 0147 - Législature : 56


Auteur Sophie Thémont, PS (07262)
Département Premier ministre
Sous-département Premier ministre
Titre La grève nationale des 24, 25 et 26 novembre 2025 (QO 010725C).
Date de dépôt17/02/2026
Langue F
Statut questionRéponses reçues
Date de délai20/03/2026

 
Question

Les syndicats ont lancé un appel à la grève nationale de trois jours, les 24, 25 et 26 novembre 2025. Ce mouvement unitaire va paralyser des secteurs entiers, tant publics que privés: transports, services publics, et entreprises seront des lieux de résistance collective contre votre politique de destruction sociale. Après la mobilisation historique du 14 octobre, où plus de cent mille personnes ont crié leur refus de l'austérité dans les rues de Bruxelles, votre gouvernement a choisi le mépris et le silence. Cette attitude n'est pas seulement irresponsable: elle attise une colère légitime, et grandissante, de tous ceux qui subissent vos mesures antisociales. Vous ignorez avec mépris la souffrance des travailleurs, des pensionnés, des allocataires sociaux, des jeunes et des malades, victimes de régressions sans précédent. Vous prétendez avoir le courage de prendre des mesures difficiles. Mais elles ne sont pas difficiles pour tout le monde ces mesures. La population n'est pas dupe: elle voit votre refus de taxer les plus riches, votre entêtement à remettre en cause l'indexation des salaires et la justice fiscale, et votre acharnement contre la sécurité sociale. Allez-vous enfin cesser de mépriser ce signal fort, porté par des milliers de voix qui s'élèvent dans tout le pays ou allez-vous persister à détruire les acquis sociaux et à ignorer la volonté populaire, au risque d'aggraver encore la fracture sociale?


 
Statut 1 réponse normale - normaal antwoord - Réponse publiée
Publication réponse     B045
Date publication 13/03/2026, 20252026
Réponse

Dans ce pays, chacun a le droit de manifester pacifiquement au sujet de thèmes ou de questions qui le préoccupent ou lui importent. L'on peut comprendre que les gens soient inquiets ou préoccupés, surtout compte tenu de la quantité importante d'informations erronées qui leur parviennent par différents canaux. En tant que figures politiques, nous devons être honnêtes envers la population et servir l'intérêt général. We do not only owe them our industry, but also our judgment, comme l'a dit Edmund Burke. Nous ne pouvons pas attendre des manifestants qu'ils lisent les rapports du Comité de monitoring ou du Bureau du plan. Mais ils attendent à juste titre des élus que ceux-ci le fassent de manière approfondie et qu'ils en tirent les conclusions qui s'imposent. Les écarts de coûts de la sécurité sociale ne sont pas viables. Nous prélevons énormément d'impôts, presque aucun autre pays ne nous dépasse à ce niveau, et pourtant, les coûts des pensions et de la sécurité sociale ne sont pas suffisamment couverts. Nous ne pouvons donc pas faire comme si de rien n'était. Ce serait malhonnête et cela reviendrait à refuser de voir la vérité en face. Les propositions avancées par les syndicats ne sont, avec tout le respect que je leur dois, pas réalistes dans ce contexte. En mettant l'accent sur les recettes, l'on se trompe de cible. Nous avons principalement un problème de dépenses. C'est là-dessus que doivent se concentrer nos efforts. C'est également ce sur quoi le gouvernement a mis l'accent. Les pensions et la sécurité sociale font l'objet d'une réforme en profondeur, toujours avec une attention particulière pour les plus vulnérables de notre société. Le fait que les partis autrefois au pouvoir confirment aujourd'hui qu'ils ne reviendront pas sur nos réformes est révélateur. Des exemples en sont la réforme de l'indexation qui protège les salaires et les allocations inférieurs à la médiane. Et la réforme de la fiscalité qui accordera une attention particulière à ceux qui travaillent pour un salaire faible à moyen.